AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 pray for me. (niki)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Joelle Lyon
newcomer ✩ stranger in town

Messages : 31
Crédit : niki chéri.
Occupation : les plats et les boissons qui roulent entre ses doigts, tournent sur sa paume.

MessageSujet: pray for me. (niki)   Ven 9 Mar - 21:31

étouffé.
ça arrive souvent, qu’elle se sente étouffée.
parce que joelle, elle respire la liberté. pour elle, pour les autres, pour tous les êtres humains… surtout pour tous les êtres vivants.
dans l’atmosphère saturée par l’alcool et les senteurs multiples, joelle a le sentiment de suffoquer. le plateau qui danse sur les doigts, avec lequel elle s’improvise magicienne apportant les breuvages salvateurs à ces gaulois des temps modernes, elle inspire et expire violemment l’air qui entre dans ses poumons. et elle le cherche parmi la foule, aussi discrètement qu’elle en est capable aujourd’hui, celui qui parvient à la faire respirer.
celui qui lui donne irrémédiablement envie de sourire… parce que ça semble être la seule chose à faire quand on se trouve en sa compagnie. sauf que niki n’est pas là. niki doit travailler… et joelle n’est, de toute façon, pas femme à se reposer sur les autres. surtout pas sur un homme.
l’amazone qui transpire dans son comportement refuse de se montrer faible. elle a les étoiles pleins les yeux, mais les étoiles, elle les attrapera seule. mais avec niki, tout semble plus facile.
mais niki, elle peut pas non plus lui faire confiance. pas aveuglément. pas alors que les journées et les mois s’effritent entre ses doigts et qu’elle continue de ne rien savoir. curiosité qui dévore petit à petit son esprit sain, besoin infaillible de comprendre, de savoir.
joelle va se planquer derrière le bar, pose avec un peu trop de brutalité le plateau contre la surface boisée. elle passe une main sur son visage aux senteurs épicées, princesse du sahara revisitée ; ses doigts viennent s’accrocher et mourir au creux de ses boucles brunes emmêlées. elle glisse une main gracile dans la poche de son jean pour en sortir une sucette rouge cerise qu’elle glisse entre ses lèvres. et elle devrait repartir à l’assaut, jo… mais elle a pas le courage. pas ce soir. pas maintenant.
la carapace se fissure légèrement. fatiguée. regards lubriques qu’elle sent descendre le long de ses courbes, s’amouracher de l’épiderme qu’elle laisse apercevoir. et les messes basses qu’elle surprend parfois, ô déesse artémis critiquée pour sa beauté et sa fatalité. on la craint, jo, mais on la grignote de bas en haut. et parfois, jo, elle a plus le courage de lutter. plus le courage d’être un bout de viande qu’on viendrait à se partager, à se voler.
elle tourne la tête de droite à gauche, fait un signe rapide de la main à un collègue pour signifier qu’elle va prendre l’air. elle sort par l’arrière, dans un coin sombre et isolé méconnu des clients.
tranquilité.
quand ses opales sombres se font avaler par l’immensité veloutée de la voie lactée bleue marine, le sentiment de pression affolant s’estompe légèrement. la sucette est bien vite achevée par les dents impatientes qui grignotent les restes sucrées sur le bâton bien vite oublié dans une poubelle à côté. et suit aussitôt le bâton-mort entre ses doigts abîmés.
elle le sent, au fond d’elle, que c’est pas une bonne chose de s’amouracher d’une addiction. que c’est pas bien d’embrasser le bout froid incapable de la réchauffer. mais ça a tendance à la calmer, et quand niki n’est pas là…
(les souris dansent ?)
c’est la seule chose qui y parvient.
dans les ombres, c’est comme s’il s’y cachait…
seraphim.
pour mieux la pousser à abandonner les quelques qualités qu’elle arbore avec fierté.
pour mieux lui voler ce qu'elle chérit déjà sans trop l'accepter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t447-entre-deux-monde-en-suspens-joelle http://blackwood.forumactif.com/t456-another-life#7634
avatar
Niki Alvarez
passenger ✩ stay a little more

Messages : 115
Crédit : -


Occupation : co-gérant du road inn - le sourire délicat qui se cache dans l'ombre.
Réputation : dit-on qu'il est d'une agréable compagnie. dit-on qu'il faut se méfier cependant en raison de l'établissement qu'il gère. dit-on bien des choses - à peine mauvaises pourtant. il se laisse apprécier, le niki. il se laisse parler. il se laisse vivre.

MessageSujet: Re: pray for me. (niki)   Ven 9 Mar - 23:35


https://www.youtube.com/watch?v=JtG3UAm38iE
pray for me › spectre nocturne qui cherche dans la lune une façon d'exister, une lueur autre pour lui rendre son humanité - niki dans la foule qui se fond, qui se perd, qui parfois glisse sa bouche dans quelques verres, qui dans les sourires trouve de quoi s'abandonner, de quoi garantir une sorte de ligne de conduite à l'établissement racheté. l'inspiration est profonde, le songe est ailleurs, les doigts vaquent à des occupations anodines, habituelles - devenues presque mécaniques tant ces derniers mois se sont vus ponctués par de nouvelles obligations. niki qui laisse passer des mots, murmurant à l'oreille de faire attention ou au contraire de se laisser aller, puisque seule la nuit saura juger de si cette fois sera une bonne ou une mauvaise rentrée en billets. aucun accident à déplorer - et le pincement de lèvre trahit sa joie presque candide, celle des mômes qui se contente de peu, d'un bâton pour façonner une épée, d'un tas de sable pour un château hanté. les cils se perdent, les cils papillonnent, les cils s'attardent à la recherche de la chevelure relâchée, aussi bordélique qu'un tas de noeuds poussiéreux - aussi sombre pourtant qu'il l'apparenterait presque à du charbon soyeux. niki qui ce soir, laisse un sourire mutin grandir sur son visage, la guibole qui traîne toujours un peu, suivant la route qu'elle ouvre de ses jambes aussi longues qu'une échelle - et joelle joelle elle a comme un surplus de mystère, comme une aura silencieuse qui raconte des histoires malgré elle. sur ses joues le vent s'échoue - le soupir s'échappe de ses lippes alors que d'un mouvement presque gracile, il vient attacher ses mèches à lui dans un chignon mi-défait. sur ses épaules la fine veste suffit à peine à le protéger - le paquet de clopes sort à son tour, il décoche un des bâtons, ça termine dans le creux de sa bouche. du coin de l'oeil il la regarde.

du coin de l'oeil il l'admire. du coin de l'oeil il se fait discret - il allume, laisse la flamme produire une chaleur sur le bout de son nez, le dos s'adosse au mur, la paix. la paix traverse ses membres, l'un après l'autre, l'aisance, la sérénité à sa manière. la tête se penche sur le côté, elle sent la cerise joelle. elle sent le sucre et ses affres acidulés - elle sent sa dureté et son plaisir à seulement le regarder.
- pas de drame ce soir, on touche du bois... les iris se perdent sur l'immensité juste au-dessus, loin d'être dégueulassée par la pollution des grandes villes abusives et incontrôlables - blackwood qui à sa manière, sert sur un plateau d'argent un peu de dépaysement. t'as été plutôt discrète d'ailleurs, j'me suis demandé si t'étais pas une hallucination sur l'instant. joelle qu'on entend toujours - joelle qui anime les brasiers les plus dangereux, les plus fabuleux aussi, joelle qui dans l'ignorance ne saurait se développer et qui ne trouverait de quoi s'épanouir.
fleur de chaos vers laquelle il n'a de cesse de revenir.
- une chimère, ou j'sais pas trop quoi.
joelle elle existe peut-être pas. joelle elle est peut-être que le résidu d'un rêve.

_________________
you're just a sinner i am told,
be your fire when you're cold.


Dernière édition par Niki Alvarez le Mer 21 Mar - 20:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Joelle Lyon
newcomer ✩ stranger in town

Messages : 31
Crédit : niki chéri.
Occupation : les plats et les boissons qui roulent entre ses doigts, tournent sur sa paume.

MessageSujet: Re: pray for me. (niki)   Sam 10 Mar - 22:43

les opales qui se perdent dans les années lumières célestes, le souffle court, la peau recouverte d’un fin voile de peur.
elle déteste ces crises de panique sporadiques. elle n’a peur de rien, jo, et ce depuis des années. du moins s’en persuade-t-elle naïvement… et, alors que le calme revient, que le palpitant aux battements acharnés s’évertue à se calmer, une autre envie bien moins pure que d’aller inspirer de grosses goulées d’air vient serpenter dans ses veines noircies par une corruption dessinée par son esprit.
elle a envie de frapper.
les flash des matchs de roller derby qui l’aveuglent, le rire hystérique qui retentit dans sa tête ; cette puissance qu’elle ressent lorsqu’elle roule librement, lorsqu’elle tente de gagner la partie dans l’agressivité, c’est de ça dont elle a besoin.
dont elle a envie.
mais le froid tempère ses ardeurs. les épaules dénudées, la peau charbonneuse laissée à la vision de tout à chacun, elle accueille avec délice les frissons qui s’échouent contre son épiderme. le regard qui quitte les cieux salvateurs pour rejoindre la peau abîmée par endroits. jo, elle a l’air intouchable ; après tout, c’est pour ça qu’on la désire tant. on veut sa puissance, on veut son assurance.
mais jo, y’a une époque où elle aurait tout donné pour que sa peau ait été créée blanche. laiteuse. pour que ses yeux soient bleus ou verts. ou même gris. ou violets ? peu importe que les couleurs n’existent pas, elle les aurait aimé. elle aurait vendu son âme au diable pour avoir une longue chevelure lisse, d’un blond solaire, d’un roux incendiaire.
ça aurait changé toute sa vie.
ça aurait sans doute rapproché ses parents.
c’est pas qu’ils s’aimaient pas ou qu’ils s’aimaient plus… c’est juste un peu de rancœur qui s’est installé petit à petit. et le doute, vicieux, pernicieux. si ses parents à elle n’avaient pas été capables de l’accepter lui, saurait-elle le faire jusqu’à rendre son dernier soupir ? et lui, serait-il capable de l’aimer jusqu’à la fin, jusqu’aux portes du paradis, en sachant à quel point le sang qui coule dans ses veines est vicié par les préjugés ?
alors les lyon, ils ont continué à vivre ensemble, à s’aimer… un amour un peu craquelé, de plus en plus maladroit, de plus en plus dénué d’émotions. un amour platonique, bien vite rempli par l’ennui. et pourtant, deux corps presque fantomatiques qui subsistent, trop vieux pour se créer une nouvelle vie.
c’est une des raisons pour laquelle joelle est partie. pour laquelle joelle a pris un appartement dans le centre-ville. pour qu’ils ne restent pas ensemble afin de la contenter. les vingt-six années qui font flétrir lentement sa peau pour ne laisser qu’un amas dégoûtant sur des os vieillissants ne suffisent pas à leur faire ouvrir les yeux.

elle inspire une grande goulée d’air, qui vient chasser les idées moroses et remet des étoiles dans le ciel nocturne. la voix de niki qui achève de faire fleurir un sourire sur ses lippes trop pleines, sur ses lippes trop vermeilles. elle lui adresse un regard à la dérobée, les prunelles sombres s’amourachant des traits délicats de son visage. il est beau niki.
avec ses cheveux relevés négligemment. c’est des cheveux comme lui qu’elle voudrait, joelle, quand elle se met à se détester. avant de se souvenir qu’il n’y a rien à regretter, qu’il n’y a que l’union de deux êtres qui l’a composé. il a un visage fin. de loin, on pourrait presque le prendre pour une femme.
une femme famélique.
une femme aux reflets angéliques.
et sa voix, ça berce joelle comme quand elle était enfant. l’odeur des madeleines de maman lui chatouille les narines. c’est comme un retour en arrière qu’elle ne désire pourtant pas.
- pas de drame ce soir, on touche du bois...
elle rit doucement, légèrement. elle est pas dans l’excentricité, joelle, avec niki. pas ce soir.
- ça peut s’arranger…
elle marmonne légèrement. le sourire grignote toujours le creux de ses joues. les mains qui viennent flirter avec ses épaules dénudées. y’a une partie d’elle, la partie physique, qui se recroqueville pour échapper au froid. et l’eau, la plus rêveuse, la moins charnelle, qui irradie de chaleur. parce que niki, c’est le soleil qui réchauffe sa peau.
- t'as été plutôt discrète d'ailleurs, j'me suis demandé si t'étais pas une hallucination sur l'instant. une chimère, ou j'sais pas trop quoi.
elle hausse les épaules, tire avec violence sur le bâton-cancer qui subsiste entre ses lèvres. et le mégot finit sa course sur le sol, défailli sous la bottine qui l’écrase sans douceur pour l’achever ; elle se baisse pour le ramasser et le mettre dans une poubelle à côté.
- qui sait ? tu te demandes encore ?
elle ronronne avec curiosité. elle s’approche, veille à garder une distance respectable avec niki. ce qui les relie, ça n’a pas de sens, ça n’a pas de mots. mais ce qui est sûr, c’est que c’est trop beau pour être gâché par la sauvagerie sous-jacente de joelle.
joelle qui dépérit à petits feux de cette envie grandissante de passer les doigts dans les filaments précieux qui recouvrent le crâne de niki. joelle qui brûle d’être plus proche, et de s’éloigner. parce que joelle, si elle aide les gens, si elle se bat pour ses idéaux, y’a une partie d’elle qui refuse toujours de se donner… d’être totalement mise à nue. et elle a l’impression, la métissée, que niki pourrait y arriver.
enfant-soleil qu’elle craint de voir brûler.
enfant-rêve qu’elle craint de briser.
niki-pureté à préserver. à aduler en secret.
jo, elle sera jamais avec personne comme elle est avec niki. relation à sauvegarder. bouée de sauvetage à garder.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t447-entre-deux-monde-en-suspens-joelle http://blackwood.forumactif.com/t456-another-life#7634
avatar
Niki Alvarez
passenger ✩ stay a little more

Messages : 115
Crédit : -


Occupation : co-gérant du road inn - le sourire délicat qui se cache dans l'ombre.
Réputation : dit-on qu'il est d'une agréable compagnie. dit-on qu'il faut se méfier cependant en raison de l'établissement qu'il gère. dit-on bien des choses - à peine mauvaises pourtant. il se laisse apprécier, le niki. il se laisse parler. il se laisse vivre.

MessageSujet: Re: pray for me. (niki)   Mer 21 Mar - 20:00


https://www.youtube.com/watch?v=JtG3UAm38iE
pray for me › s'allongent et s'étirent les secondes, du chewing-gum mâché qui se fait triturer entre les doigts - et le manteau de nuit qui encore l'obnubile. les battements sont discrets, silencieux, amusés, désabusés, comme ravivés d'une lueur ancienne - celle d'une insouciance presque candide, naïve à en avoir la nausée. la lèvre inférieure se mord à nouveau, arrache la peau morte - reste de tocs sous une angoisse permanente, et la clope qui reprend ses droits, la fumée qui s'échappe par le nez, le soupçon d'un rire qui fracasse la distance. inspiration profonde, et soudain niki qui se rend compte de sa lourdeur, de sa semi-légèreté fantasmée, de l'envie de faire la course aux étoiles en tenant sur un amas de vapeurs blanches. soudain niki qui - non pas vivant. soudain niki qui - non pas plus heureux. soudain niki qui bouge ses épaules, tente de se débarrasser d'un poids symbolique, à mettre ce changement soudain sur le compte de l'alcool. jusqu'à joelle, joelle qui encore cherche, joelle qui encore fait vrombir les entrailles sous une note  mystique. les cils papillonnent, refont le focus sur la scène, délimitent clairement son entourage - rien de plus que les poubelles, que les murs autour, que l'odeur parfois insupportable d'un reste de gerbe à deux heures du matin.
- toujours. les jolies choses, les jolies personnes, les jolis objets, tout ce qu'est joli ça laisse la question. du genre pourquoi ici et pas ailleurs, du genre pourquoi c'qui est beau viendrait s'perdre ici. un temps, le doigt tapote, la cendre se tire - ballet répétitif d'une addiction banalisée. en général c'est l'résultat, ouais, d'une hallu', d'un imaginaire commun. tu vois ?
peut-être - ou pas. niki qu'a jamais vraiment cherché à être compris, à être bien pigé, niki qui a toujours été un peu largué, dans une marge sans réellement y tomber, sans pouvoir se comparer aux monstres de foire vers lesquels on se tournerait pour rigoler. niki chiard discret dont on se demandait parfois s'il avait pas eu la langue coupée - mais qui, quand il l'ouvrait, bavassait tellement qu'il aurait pu refaire une planète toute entière. mais tant mieux. la tête se baisse un peu, la pompe butte contre un caillou pour l'envoyer valser, ricocher contre les pavés - le frisson se fait ressentir, glisse dans les mèches de ses cheveux, bute dans les parois de son crâne.

- j'sais pas trop quoi leur dire aux autres.
à faire dans l'apparence, à faire dans la bonne cadence - jamais faire de faux pas, sourire qui s'imprime, indélébile, jamais vraiment élever le ton, ni trop attirer l'attention sur lui, sur eux, sur l'avant, sur l'après. ça s'embrouille en nuage toxique - l'air de rien, il étouffe.

- c'est simple, avec toi.

un temps.
deux temps.
trois temps.
- p'tête même trop.

_________________
you're just a sinner i am told,
be your fire when you're cold.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Joelle Lyon
newcomer ✩ stranger in town

Messages : 31
Crédit : niki chéri.
Occupation : les plats et les boissons qui roulent entre ses doigts, tournent sur sa paume.

MessageSujet: Re: pray for me. (niki)   Jeu 22 Mar - 14:59

- toujours. les jolies choses, les jolies personnes, les jolis objets, tout ce qu'est joli ça laisse la question. du genre pourquoi ici et pas ailleurs, du genre pourquoi c'qui est beau viendrait s'perdre ici.
joelle, c’est pas le genre de fille naïve à se mettre à rire bêtement d’un compliment ni à avoir un voile rosé aux joues. joelle, c’est la lionne qui rugit, l’enfant sauvage qui prend sans se retourner, sans (toujours) se soucier des conséquences. c’est aussi la gentillesse et la douceur marquée, c’est surtout un paradoxe dans sa globalité.
et pourtant, face aux mots-nuages de niki, elle a le cœur qui papillonne vainement. l’organe qui vient caresser les joues de sa propriétaire d’un coup d’aile filandreuse, étoile filante caressant les profondeurs de son être. elle aurait tellement de choses à dire, et tellement qui sont insignifiantes… alors elle ne sait pas quoi répondre, joelle.
elle est simplement flattée qu’il la voit de cette manière.
elle est simplement un peu déboussolée d’être considérée comme une jolie personne…
d’avoir le sentiment qu’elle ne sera jamais que ça, une femme à regarder, à envier, mais à ne jamais toucher. à ne jamais effleurer. à ne surtout pas fracasser la carapace immense qui la recouvre pour découvrir tout ce qui se cache derrière cette couche de maquillage bon marché, cette couche de peinture ankylosée.
il n’aimerait sans doute pas ce qu’il y découvrirait, niki… si vraiment il la connaissait.
elle a confiance en elle, joelle. vraiment. mais quand niki entre dans la danse, c’est toutes les certitudes qui volent en éclat. c’est tout ce qu’elle est au fond qu’elle a peur de dévoiler. parce que niki, il est trop pur, trop bien pour elle.
parce qu’il y a un peu trop de noirceur au fond de son être – comme sur ses joues.
et c’est bien pour ça que ça ne va pas avec seraphim. parce que seraphim, il a su voir sous la carapace. qu’au fond, il sait bien qu’il a trouvé quelqu’un comme lui… quelqu’un qui n’est pas bien.
elle s’improvise amazone sur son cheval blanc, femme forte repoussant les hommes qui sont trop faibles pour pouvoir l’accompagner. les femmes sont ses seules protégées…
mais joelle, elle devrait déjà s’occuper d’elle.
niki la brûle trop de ses éclats.
niki est trop bien pour être déçu.
et elle ne le supporterait pas, jo, de voir dans ses yeux le reflet de l’amertume. la surprise froide et glaçante de s’être trompé du début à la fin sur cette femme aux multiples facettes qui se plaît à montrer les meilleures parties de sa personnalité…
qui se plaît à ignorer la noirceur de son cœur.
en général c'est l'résultat, ouais, d'une hallu', d'un imaginaire commun. tu vois ?
elle hoche la tête. de milliards d’idées lui passent par la caboche pour lui prouver qu’elle n’est pas et ne sera jamais une hallucination.
elle pourrait le toucher.
mais c’est comme si sa souillure interne risquait de le corrompre.
il ne sait pas tout ce qu’elle est… toute l’envie qui assaille si souvent son myocarde. cette partie d’elle qui désire ce que les autres n’ont pas, loin de cette amazone que l’on désire devenir. les pêchés capitaux qui la recouvrent comme tant de lierre.
- j'sais pas trop quoi leur dire aux autres.
« t’es pas obligé de dire quelque chose, tu sais. »
c’est ce qu’elle apprécie avec lui aussi ; le silence n’est jamais pesant. il n’a jamais l’air d’attendre quoi que ce soit de sa part. c’est comme si elle pouvait être totalement elle-même… le soucis, c’est qu’elle n’ose pas. le soucis, c’est qu’elle a trop peur de ce qu’elle pourrait elle-même découvrir.
- c'est simple, avec toi. p’tête même trop.
elle fronce les sourcils, ne sait pas quoi penser. le bras s’allonge, les doigts frôlent légèrement la joue de niki. elle ne sait pas ce qu’elle fait, ne comprend pas comment agir.
« qu’est-ce que tu veux dire ? »
elle a le cœur cendreux.
c’est comme s’il la rejetait.
trop c'est jamais bon. trop c'est toujours trop. trop c'est toujours plus que ce que l'on désirait.
c’est peut-être (sans doute) pas le but, mais si elle est habituée à être différente… elle ne veut pas vraiment l’être avec niki. elle veut demeurer à ses côtés, et ce n’est certainement pas en étant différente des autres… si ?
une partie d’elle exulte le fait qu’il lui soit aisé de parler avec elle. ou pas. de juste passer du temps l’un avec l’autre, pris de haut par le firmament. et de l’autre côté, les incertitudes qui l’assaillent.
sa main retombe lourdement le long de son corps, les sourcils toujours froncés. elle n’a pas le droit de le toucher… et pourtant, elle l’a fait. contact éphémère mais mémorable, contact à chérir pour le reste de sa vie. sentiments étranges qui sont les siens, sentiments qu’elle est incapable de nommer – juste bons à être ressentis.
du côté de jo, tout n’est pas exactement pareil. tout est plus facile avec niki… et tout est plus douloureux aussi. c’est dur parce qu’elle se pose des questions, parce qu’elle le connaît trop peu par rapport à sa curiosité insatiable, qu’elle le place sur un piédestal. un piédestal où elle n’a absolument pas sa place. mais la part la plus sombre d’elle se demande en quoi seraphim aurait droit à une meilleure place…
homme-ténèbres face à la femme-paradoxe. face à la femme-grise. ni totalement blanche, surtout pas totalement noire.
indigne de niki, trop digne pour seraphim.
au fond, indigne des deux. alors qu’elle n’en désire sans doute qu’un.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t447-entre-deux-monde-en-suspens-joelle http://blackwood.forumactif.com/t456-another-life#7634

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: pray for me. (niki)   

Revenir en haut Aller en bas
 
pray for me. (niki)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mange Prie Aime (Eat Pray Love)
» [Votez] Pray For Japan [Cloture : 26/06/2011]
» une pensé pour lui mon chien NIKI !!!!!
» desimlocker le htc niki 100 sfr
» "Pray for Paris" Le Slogan qui divise

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Moonage Daydream :: ✩ BLACKWOOD, WISCONSIN ✩ :: West Side :: The Road Inn-
Sauter vers: