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 I desire and I crave. - Willie

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Nolan Darwin
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Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: I desire and I crave. - Willie    Lun 5 Mar - 21:06




"the snow screen is out" & Il oublie tout au moment où il claque la porte du diner derrière lui. S'il avait écouté, s'il avait fait attention, il aurait entendu plusieurs personnes, dans son dos, lui criant de ne pas sortir. Il ne devrait pas, ils ont raison. Il est instantanément trempé de la tête aux pieds, le vent lui fouette le visage, il a mal aux yeux.
Il attrape ses cheveux, qu'il noue en un chignon. Il attrape son vélo qu'il a accroché dans un coin en arrivant, il fait ce qu'il peut pour le libérer rapidement, il en peut plus, il étouffe.
Il se remet pas en scelle, il tiendrait pas quinze secondes avec le vent.
Alors, avec toute l'énergie du désespoir, parce qu'il en peut plus, il se met à marcher, son vélo à côté, jusqu'à la banlieue résidentielle.

Sa vie est un putain de roman gothique en fait. Là où le paysage va venir refléter l'état émotionnel du personnage, le personnage qui est dans un tourment sentimental, et puis la haine de la pluie et du vent, tout autour.
C'est plus ou moins ça.
Il est énervé, il est vexé. Il se sent nul, déprécié, comme si Elvis n'en avait, au fond, absolument rien à foutre de lui. Que cette étrange nuit ensemble n'avait été qu'une espèce de vieil écart, de truc qui sert à rien. Juste un rêve, ou un cauchemar, dont on ne doit plus jamais se souvenir
C'est la tempête dehors, dans sa tête, dans son coeur, dans sa vie, ça le fout en rogne ça le fout en vrac, et il continue à marcher, sous la pluie qui bat de plus en plus fort. Il peut à peine respirer quand le vent lui vient en face.
Et putain, il se souvient de cette sortie à vélo, sous la la pluie aussi, et ses cicatrices lui font mal, et il a envie d'hurler.
C'est chiant d'être adolescent, il se sent con.
Y'a aucune voiture qui passe dans la rue, si seulement il pouvait être pris en stop par un serial killer, comme ça il deviendrait célèbre sans rien faire.
Ses pas, sous la pluie, le conduisent jusqu'à la banlieue Sud. Il passe devant la maison de Sasha, puis devant une autre, une boite aux lettres attire son attention. Elle est recouverte par la pluie qui la mitraille. Il s'arrête. Il dégouline de partout, il est frigorifié. Sa maison est à trois rues. Il jette un coup d'oeil à la porte, puis à la fenêtre. Y'a de la lumière derrière les rideaux. Il n'y a pas de voiture dans l'allée, donc pas de parents dans la maison. Il hésite.
En soit, ils ont toujours pas fini ce putain d'exposé, ils sont encore sous la protection de Napoléon.
Et il décide d'oublier Elvis, de le foutre dans un coin de sa tête, de ne plus y penser. Il se dirige vers la porte, rapidement, puis il toque à la porte.
C'est bien Willie qui ouvre.

Soudain tout le frappe. Tout d'un coup.
La beauté de Wille, sa mâchoire dessinée, la lumière dans sa maison, ses yeux sombres, et lui qui est trempé, dont tous les vêtements dégoulinent, dont les cheveux ne ressemblent plus qu'à une masse informe. Il a ses cicatrices qui lui font mal, il a froid, il a vraiment froid, il est triste. Il est vraiment triste.
Et puis il est content de voir Willie aussi.
Il sait pas quoi dire, il devrait pas être là. Il dit :
" Il pleut." Oui. Certes.  Il a le souffle court. " J'peux m'abriter chez toi ?"


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Willie McBride
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Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Lun 5 Mar - 21:44

Tu ne sais pas trop si tu entends la pluie battre contre les vitres de ta fenêtre. Ploc ploc ploc. Ça tape de façon régulière, un peu comme une berceuse. Un peu comme le chant de la nature. Mais toi, t’es concentré, atrocement, là, penché sur ton bureau. Entre tes doigts le stylo à la pointe si fine qu’elle pourrait se briser en un seul appuie trop fort. Mais, non. Jamais. Parce que t’es en train de dessiner le ciel. Là, millier d’étoiles qui peu à peu naissent sur ta feuille. Tu dessines le ciel d’ici. Qui est si différent de New-York. Là-bas, il était à la fois beau et pourtant constellé d’impuretés. Lumières de la ville. Mais, tu l’aimais ce ciel. Ici, tu n’arrives pas à savoir si tu l’aimes ou pas.

Mais, il te permet de t’envoler, de ne pas penser. À tout ce qui arrive en ce moment. À ce qui tourne dans ta tête, dans tes rêves. Dans ton corps. Celui qui change. Celui qui perturbe. Tu te demandes si être ado, c’est pareil pour tout le monde. Si c’est avoir mal, se perdre, se retrouver et se perdre encore. Oui, tu te demandes. Mais, ce soir. Ce soir, tu n’y penses pas à tout ça. Non. Parce que tu dessines les étoiles. Si belles, si douces. Petites lumières le soir. Tu te dis depuis si longtemps. Que maman en est devenue une. Veillant sur toi de là-haut, sourire doux aux bords des lèvres.

Et tu ne sais pas si c’est la pluie, ta concentration. Mais, tu n’entends pas tout de suite les coups à la porte. Non. Parce que ça fait ploc ploc contre ta vitre. Parce que le vent tape contre les murs de la maison. Soubresauts violents, elle résiste. Mais, oui, tu finis par attendre. Les coups. Qui d’ailleurs, te font légèrement sursauter. Un coup d’œil à ton réveil, vingt heures et quelques. Ce n’est pas ton père. Qui en plus doit être bloqué au travail avec le temps merdique qui a envahi les environs. Mais qui ? T’en sais rien. Pourtant, Willie, tu descends pour voir. Pour savoir. Et puis aussi peut-être parce que merde, il pleut !

Les pas glissent contre l’escalier en bois et soudainement, tu ouvres la porte. Nolan. Et tu ne t’attendais pas à le voir lui. Et tu ne t’attendais pas à ce que ce soit lui. Tu te demandes même si l’espace d’un instant, tu ne rêves pas. Mais, Nolan, il te parle. Tu ne sais de quoi. Parce que tu ne l’as pas écouté. Non, ton regard bien trop perturbé à le détailler. Il est trempé. Tellement. Tellement. Tu frissonnes pour lui. Et… « BON DIEU ! Oui oui ! Entre, entre. » Et merde, il est tellement trempé qu’il doit avoir froid. Il a ce regard perdu aussi. Tu hésites.

La porte se ferme dans son dos. Tu la fermes à clé. « Restes-là j’arrive ok ! » Et tu ne penses pas. Non. À ce qui est arrivé la dernière fois. Tu grimpes juste les escaliers en courant, la salle de bain. Redescendre tout aussi vite. Manquer une marche. Manquer de tomber et… Et tes bras s’enroulent soudainement autour de Nolan, une immense serviette dans tes mains. Tu l’enroules, le frictionnes. Il doit être gelé. « Qu’est-ce que tu faisais dehors par ce temps-là !? » Et ta main glisse dans ses cheveux tout décoiffés, contre sa joue trempée, accompagnant la serviette pour le sécher légèrement. « Tu es tout froid. » Et tu t’inquiètes.
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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Lun 5 Mar - 22:24




"the snow screen is out" &Et alors qu'il regarde Willie bien en face, il est certain qu'un jour, il va ruiner sa vie. Qu'il devrait pas être devant lui maintenant, qu'il devrait lui foutre la paix après tout ça. Il se rend compte pas compte de tout, ça viendra après, mais il sait déjà le principal. Il devrait pas être là, mec roule jusqu'à chez lui, prend ton vélo et casse toi.
Au lieu de cela, il l'entend être gentils, s'inquiéter, être Willie quoi, un mec pas méchant, pas violent, qui est complètement perdu. Et alors qu'il monte les escaliers, Nolan a de plus en plus froid. Il dit, d'une voix un peu trop faible : " J'suis désolé de m'imposer, j'habite même pas loin mais ..." Mais j'aurais pu pédaler et je voulais te voir, pour te briser le coeur, encore un peu, parce que j'adore ça, te briser le coeur. Pf. Il reste à dégouliner sur le paillasson, la porte fermée derrière lui. Il regarde autour de lui.
Y'a le salon à côté, y'a la cuisine plus loin, et une porte ouverte qui mène à la salle à manger. La télé n'est pas allumée, c'est à peine si une lampe donne un peu de lumière. Il est épuisé soudainement. Epuisé et triste.
Et puis Willie redescend avec une serviette dans les mains. Il lui met sur les épaules, et trempe immédiatement son imper jaune. Il répond vaguement, complètement groggy :
" J'viens du diner, y'avait trop de monde et bon ouai il pleut." Il raconte n'importe quoi. Il croise son regarde à un moment. Il est gêné de dire ça, mais il n'a pas vraiment le choix : " Je ... hm... Faudrait que je me dessape par contre, t'as une salle de bain ?" Il est épuisé, il est certain que cela se sent dans sa voix. Il se mord la lèvre : " Désolé..."

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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Mer 7 Mar - 19:06

Ça te fait un peu bizarre de le voir là, dans ta maison. Parce qu’il n’est jamais venu. Non. Jamais. Mais, ce soir, il est bien là. Tout trempé, tout froid et tremblant. Alors, tu sursautes un peu quand il te demande d’aller à la salle de bain. Bien sûr ! Que tu es bête. Il doit être frigorifié dans ses fringues dégoulinantes. Alors, tu n’hésites pas, tu lui attrapes juste la main, laissant la serviette pendouiller sur ses épaules. « Oui, viens. » Et tu le tires. Et sa main froide dans la tienne te renvoie plusieurs souvenirs de lui. Baisers perdus dans un couloir noir. Le corps trop chaud. Mais, ce n’est pas le moment. Non. « Tiens. » Tu pousses la porte de la salle de bain. Le lâche et doucement lui sors de quoi se doucher, serviette, gant. Parce que tu te dis que ce serait aussi bien. S’il pouvait se réchauffer. « Je vais te chercher de quoi…euh, te changer ? Tu peux te doucher. »

Et tu le regardes, sourire sur le bord de tes lèvres. Il semble un peu bizarre ce soir, Nolan. Mais, peut-être que c’est une impression, peut-être que tu te trompes. Qu’une fois bien sec il reprendra son allure habituelle. Oui, peut-être. Doucement, tu refermes la porte. Une vague vision de lui sous la douche. Là, dans un coin de ta tête, rêve interdit. Tu files dans ta chambre, hésitant. Tu ne sais pas trop, si tes vêtements vont lui aller. Mais, tranquillement, tu lui attrapes une chemise, un sweat, un pantalon et…rouge sur les joues, un boxer. Parce que le sien, il doit être mouillé aussi, non ?

C’est les bras chargés de tes trouvailles que tu retournes vers la salle de bain. Ton poing toquant délicatement à la porte que tu ouvres. Si tu ne regardes pas, tu ne vois pas la douche de prime abord. Non, parce qu’elle n’est pas en face de la porte. Alors, tu oses entrer dans la pièce où il fait bien chaud. Posant les vêtements sur le meuble. « Je te mets ça là. Tu…tu choisis ce que tu veux…mhm… » Et s’en aller. Ne pas regarder.

Et s’en aller.
Ne pas regarder.

Pourtant, ton regard se détourne légèrement. Glisse sur les vitres de la douche et, les joues rougissent, le cœur arrête de battre. Le corps s’échauffe. Merde…Tu te sens idiot. Tu te sens… Et les yeux glissent sur la silhouette un peu floue, là, sous l’eau chaude. Beau. Beau. Tu voudrais presque être les gouttes qui coulent sur sa peau. Sentir sa douceur, sentir...

Beau.
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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Jeu 8 Mar - 13:08




"the snow screen is out" &Là, tout de suite, il se rend compte de rien. Il se rend pas compte qu'il est à bout. Qu'Elvis l'a mis à bout, que la tempête l'a achevé. Il ne se rend pas compte de la tension dans ses muscles, ni du désespoir dans sa manière de se tenir. Il ne se rend pas compte non plus de la douceur dans la voix de Willie, il est ancré dans le sol, il n'a pas la tête qui tourne, il réfléchit à cent à l'heure, mais à rien de précis. Tout va très vite, il n'a pas le temps de se poser, il n'a pas le temps d'écouter ni son corps, ni ses pensées.
Willie lui prend la main, c'est peut-être la première fois. Il sait plus trop, il est perdu. Il ferme les yeux, de détresse, et il le suit docilement.
Il se fait entraîner jusqu'à une salle de bain, il est dans un brouillard étrange, de plus en plus épais. Il attrape la serviette, attend que Willie et sa gentillesse douce s'en aille docilement. Il est docile Willie, il fait ce qu'on lui dit de faire, et quand il sort des sentiers battus, il est perdu, complètement perdu.
Nolan regarde la porte se fermer, il se déshabille. Il est frigorifié, il regarde par la fenêtre. La pluie ne cesse pas de tomber, en rafale, de plus en plus fortes. Il était dehors...
Il entre sous la douche, laisse couler l'eau chaude. Ca lui fout de longs frissons étranges.

Il se sent mal...


A quoi tu joues Nolan Darwin.
Pourquoi t'es chez Willie. Tu vas lui foutre sa vie en l'air.
Pourquoi t'as pris sa main pour la foutre sur ta cicatrice, pourquoi t'as foutu ta main entre ses jambes, pourquoi tu l'as embrassé, pourquoi tu lui fais du mal, pourquoi tu fais tout ça, tu sais même pas. T'as aucune raison, ça te fait plaisir de lui faire de l'effet, de lui faire péter un plomb ? Mais t'es un vrai connard alors. Ta vie est foutue, ok, fous pas la sienne en l'air non plus.
Pourquoi tu le laisses pas tranquille, il est plus perdu que toi.
Pourquoi tu penses à Elvis, là sous la douche de Willie.
Tu penses à votre baiser, et à votre bulle, et t'as cette putain de chanson en tête...
Putain t'as mal au coeur, tu crois que tu vas vomir, pendant un instant t'as un haut le coeur. T'as l'impression d'avoir encore la pluie contre le corps.
Il se sent fébrile, il va s'effondrer.
La porte s'ouvre de nouveau, il sursaute, s'appuie contre la paroi de la douche. Il écoute, et il balance un
" Ok." Effacé. Il entend pas la porte de la salle de bain se refermer, mais il entend rien, avec le bruit de la douche qui te vrille les tympans. Encore l'eau...

Tu voudrais pas, mais
tu revis en boucle
ta chute à vélo
tu revois le sol se rapprocher
tu sens ton corps qui dévale la pente
tu sens la douleur qui pénètre tes jambes, ton dos, ta nuque qui se fait déchirer par le sol, puis par une racine que tu prends de plein fouet.
Tu te revois aussi marcher sous la pluie à l'instant, à côté de ton vélo.
Tout est pareil, c'est une boucle.

Tu te sens de plus en plus mal.
Tu t'appuie contre la paroi de la douche, tu te laisses glisser, mollement, comme un animal blessé, jusqu'au carrelage trempé. Tu ramènes les jambes contre ton corps, t'es fatigué, t'es perdu, t'as mal au coeur, t'as peur. T'as peur de tout, t'as surtout peur de toi. T'as peur de Willie, d'Elvis, de ton père, de ta mère, de ton frère, des lycéens, de ton corps qui ressemble à rien.
T'as peur de l'eau et de la tempête.
T'éclates soudainement en pleurs, forts, que t'étouffes dans tes mains.

T'en peux plus, t'as le coeur qui va exploser en mille sanglots.

Tu suffoques, tu vas te noyer.
Tu vas te noyer dans tes pleurs,
Tu vas te noyer sous l'eau chaude de la douche,
Tu vas te noyer sous la pluie froide de la tempête.

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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Jeu 8 Mar - 19:34

Y a ton cœur qui bat la chamade.
Y a ton regard qui s’évade et s’égare.
Là, sur les courbes que tu peux apercevoir à travers la vitre floue. Corps ondulant sous l’eau. Y a la buée qui doucement monte. Et, t’es comme aspiré. Et, t’es comme englué sur le sol. Tu n’arrives pas à t’en aller. Non. Parce qu’il faut…oui, que tu regardes le corps du garçon. Découvrir ce que c’est. Un autre. Beau. Tellement. Et pourtant, tu ne vois pas tout. Et pourtant… Corps qui s’éveille, tu commences à avoir chaud. Trop. Mais, tu ne t’attendais sûrement pas à ça. Non.

Non, tu ne t’attendais pas à voir le corps tomber. Le corps se briser. Sanglots violents qui éclatent soudainement. Ils viennent te serrer le cœur, si fort. T’engourdir la gorge. Merde. Tu ne comprends pas. Tu…ça te fait presque sursauter. Toi qui es figé là, dans cette salle de bain occupée. Willie, tu ne sais pas ce qu’il faut que tu fasses. Fuir. Fuir encore ?

Mais, les pleurs résonnent et leur douleur te fait vaciller. Tu ne peux pas, Willie, le laisser comme ça. Tu ne peux pas. Le laisser ici alors que tu sais. Qu’un mal le ronge au point de lâcher. Alors, doucement, peut-être par timidité, parce que tu n’as rien à faire, encore, là. Peut-être pour ne pas lui faire peur. Tu approches, tel un chat vers la source du bruit. Nolan. « Nolan. » Murmure sur tes lèvres, tu te baisses, accroupis devant lui. Et tu te fiches bien de savoir si tu vas te mouiller. Tu ne peux pas le laisser comme ça. Non.

Les bras se tendent, les mains glissent. Sur les cheveux mouillés. Tête cachée par les mains. Tu ne comprends plus rien. Ton regard hésitant pour comprendre ce qui ne va pas. Tu ne penses plus à tout ça, le corps, l’envie, le désir. Non. Tu veux juste aider, l’aider. Juste le faire aller mieux ? Lui faire comprendre que tu es là si besoin. Surement quelque chose comme ça. « Qu’est-ce qu’il y a ? » Et tu entres un peu plus dans la douche, eau chaude sur tes bras et tes genoux. Tu cesses de réfléchir.

Rien à foutre.

Et tu l’attrapes, l’attires. Là, dans tes bras, toi aussi entré complétement dans la cabine. Peu importe l’eau, le corps nu. Peu importe. Tu l’étreins fort contre toi. Réconfort et force. Pourtant, tu n’es pas certain de les avoirs. Mais, le tenir contre toi. « Chuuut. Nolan. Tout va bien. » Et tu continues de murmurer des mots de réconfort.

Même si tu n’es pas sûr.
Que tout aille bien.

L’étreindre et l’aimer un peu.
Tu n’es pas seul, Nolan.
Willie est là ce soir.
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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Jeu 8 Mar - 23:53




"the snow screen is out" &Il est à bout, terriblement dépassé par les événements, par les violence de la tempête et de ses souvenirs. Il pleure de toutes ses forces, il sait que le bruit de la douche couvrira ses sanglots. Il pleure pas souvent, alors là, il ouvre les vannes, il s'arrête pas, il s'arrête plus.
Il entend son nom prononcé derrière lui.
Quel con ce Willie, il le mate sous la douche. Ouai, il l'a vraiment détraqué. Ca le fait pleurer un peu plus, il est complètement à bout. Il reste pourtant à pleurer, il sourit pas longtemps à vrai dire. Il se sent pas mieux, il s'en fout qu'il soit là, il va finir par partir de toute manière.
Pourtant non, il part pas, bien au contraire. Il pousse la porte de la douche, sur le côté, elle coulisse. Il s'en fout royalement, il garde la tête contre les mains, recroquevillé sur lui-même. Il ose pas le regarder, de peur de lui faire du mal, encore une fois, alors il pleure encore.
Qu'est-ce qu'il y a, il en sait rien, il en sait rien du tout. Il est profondément triste, il parvient pas à s'arrêter, à se calmer. Il parvient à rien, il est bloqué, totalement détraqué. Il est exténué.
Alors quand Willie vient le prendre dans ses bras, accroupi sous la flotte, tout aussi trempé que lui, il peut pas résister. Il se laisse aller dans ses bras, il entoure sa nuque de ses mains, il éclate en sanglot dans son cou, encore et encore. Il s'arrête pas, comme s'il avait besoin de tout évacuer, de tout lâcher. Il voudrait expliquer, franchement il voudrait avoir des mots clairs. Pourtant, alors qu'il le serre contre lui, il arrive juste à bégayer une phrase ou deux.
" J... La ... La tempête ... elle ... Elle m'a détraqué j'te jure et... et..." Il sait pas par quel miracle, il parvient à se reculer un peu, à le regarder droit dans les yeux. " Et toi, toi, toi, j'ai pas envie ... j'ai pas envie d'te faire du mal..."
Il devrait cesser de le regarder. Mais ses mains remontent jusqu'aux joues de Willie, son visage détruit par l'eau qui coule à vive allure sur sa face trempée. Il est triste Nolan, mais il est content de pas être seul.
Il devrait pas être là, mais il est content de son erreur.

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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Sam 10 Mar - 9:45

Ses bras se resserrent autour de toi. Ton cœur se resserre dans ta poitrine. Et, ton étreinte se fait un peu plus forte contre son corps. Nolan. Tu glisses une main dans sa nuque, une autre dans son dos, mouvements apaisant à leurs bouts. Nolan. Tu l’écoutes pleurer, essayer d’expliquer. Oui, tu vois bien qu'il est détraqué. Et tu voudrais lui dire que tout va bien. Qu’il ne faut pas pleurer. Non. Mais, Willie, finalement, tu ne sais pas trop ce qui lui fait du mal. Ce qu’il a sur le cœur et l’âme au point que celle-ci crie. Tu ne sais pas. Mais, tu es là, sous l’eau à le tenir. Pour ne pas qu’il tombe plus bas. Nolan. Et tu le laisses s’écarter. S’éloigner, juste un petit peu. Déjà trop ? Et tes sourcils se froncent un peu et ton sourire augmente.

Devrais-tu lui dire ? Que c’est sûrement trop tard. Qu’il t’a déjà fait du mal ? Rien qu’en te faisait le désirer. Rien qu’en te faisant le rêver. « Pourquoi tu me ferais du mal ? » Oui, pourquoi ? Parce que tu as mal. Parce que tu as peur. Mais, tu crois que tu t’en fiches, un peu, parfois. Qu’il le faut. Que c’est ce qui va finir par te trouver, te définir. Et si tu dois aimer un garçon, alors, tu l’aimeras. Tes doigts glissent les longs de ses pommettes, de ses joues. « Ne t’inquiète pas. » Tout va bien. Tout va bien. Tu te baisses un peu. Baiser, là, entre sa joue et ses lèvres. Juste sur la commissure. Parce que c’est doux et chaud. « Ne pleure pas. Tout va bien. Tout va bien. »

Et t’es sûrement maladroit. Mais, t’as pas l’habitude de réconforter les gens. Surtout, quand tu ne sais pas ce qui arrive, ce qui fait pleurer et crier. Continuer à sourire. Et doucement, te lever légèrement. Tendre le bras. Éteindre l’eau. Parce que vous n’allez pas rester là, n’est-ce pas ? Parce qu’il faut sortir, parce que l’eau commençait à être froide. « Viens. » Mais, tu ne te lèves pas. Pas encore. Tu attends de voir si Nolan lui-même peut se lever. Tu attends de voir s’il veut se lever. Mais, il faut. Pour l’enrouler dans la serviette, pour ne pas qu’il ait froid. Encore.
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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Mer 14 Mar - 12:31




"the snow screen is out" &Il est fébrile, comme si la tempête l'avait cassé à tout jamais. Il y pense souvent, à cette chute, à ce drame étrange de sa vie. C'est pourtant pas si anodin, quelqu'un qui se prend une gamelle à vélo. La différence, c'est sans doute qu'il a failli en mourir, et que parfois, ça lui revient violemment en tête.
Il a failli mourir.
Ne pas rencontrer Willie, ni Elvis. Ne pas persévérer dans cette vie étrange qui lui sied mal. Ne pas persévérer dans ce corps qui lui donne parfois envie de vomir, ou de s'ouvrir les veines.
C'est quoi l'adolescence si c'est pour souffrir et avoir autant envie.
C'est quoi l'adolescence si ça te donne envie de truc interdits, de trucs violents et trop intenses pour être gardé en soi.
Il regarde Willie, comme s'il allait trouver une réponse à mille et une question, comme s'il y avait des solutions. Il le regarde comme un chien battu, un rejeté de la société.
Pourquoi tu me ferais du mal ...
Il le voit même pas, il est vraiment pas croyable. Il est fort, ou il est juste dans le déni, il sait pas. Il le trouve beau, là comme ça. Toujours plus beau.
Il te fera du mal Willie. Sache le. Il te fera du mal parce qu'il ne sait pas ce qu'il veut, parce que t'es pas prêt à aimer un garçon contrairement à lui, parce que t'as des problèmes qui ne sont pas les siens, parce que les siens sont plus dangereux. Parce que Nolan est une bombe, et que si tu aimes une bombe, tu exploses avec elle.
Il voudrait lui hurler tout ça, au lieu de cela, il se laisse entendre des mots rassurants, il se laisse embrasser au coin des lèvres. Ils devraient passer à autre chose, imaginer une autre vie. Au lieu de cela, garde les mains dans sa nuque, en y croyant très fort.
Willie éteint l'eau, il est doux comme du coton. Il lui tend la main en se relevant.
Nolan est un garçon compliqué, il a terriblement d'affection, et qui ne sait pas ce qu'il veut ou ce qu'il doit faire.
Quelque part, au moment où il se relève, il sait déjà ce qu'il va faire.
Il prend sa main, il se retrouve debout, nu. Il pousse Willie contre la paroi de la douche, il le regarde, un peu perdu, avec un peu d'envie. C'est étrange, ce mélange. Il actionne l'eau de la douche, de nouveau, parce qu'il a froid, parce qu'il s'en fiche d'inonder Willie et ses vêtements. Il passe les mains dans sa nuque, il l'embrasse sans réfléchir.
Quelque part, Nolan sait qu'il va lui faire du mal. Que c'est égoïste de vouloir son attention, son affection. Son amour peut-être, qu'est-ce qu'il en sait. Il a une vague idée des dommages que peuvent faire ses baisers et ses mains dans sa nuque. Il a une vague idée, aussi, de la douleur qui pourrait en résulter.
Mais oui, il est égoïste, et s'il veut l'embrasser, si Willie dit qu'il ne lui fera pas de mal, alors il fait dont il a envie. Il l'embrasse, de toutes ses forces, comme s'il allait manquer d'air, comme si tout l'oxygène du monde était dans sa bouche.



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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Jeu 22 Mar - 17:54

Tu ne t’attendais pas vraiment. À ce qu’il te pousse là, contre la paroi. À ce que l’eau revienne glisser sur vos deux corps maintenant bien trop proches. Proches au point que tu puisses sentir sa chaleur à fleur de la tienne. Au point que sa présence est telle une plume contre ton corps pourtant encore vêtu. Et tu pourrais sursauter, crier, émettre un simple « unh… » lorsque ses lèvres viennent se glisser contre les tiennes. Oui. Parce que c’est bien la seule chose qui passe dans ta tête. Oui. Les lèvres douces et un peu froides contre les tiennes. Les mains dans ta nuque qui frissonne. Fort. Tellement.

Willie, tu ne comprends vraiment rien de ce qu’il se passe dans ta vie actuellement. De cette adolescence branlante que tu vis parfois comme un spectateur. Mais, merde. Merde. Faut-il tellement se poser des questions ? Ne faut-il pas juste vivre ? Parce que tu ne sais pas. Non. Ce que demain va te réserver. Qui sait… Alors, tu fermes les yeux. Fort. Tu gémis. Doucement. Et tes mains s’agrippent à la nuque de Nolan. Et tes lèvres viennent répondre au baiser. Parce que tu veux. Parce que, que serait-ce l’adolescence sans ses expériences. Oui. Et tes doigts touchent la peau. Joue avec. Glisse contre le cou, là, sur la jugulaire puis le long de la pomme d’Adam. Homme.

Homme.

Et tu te recules, abandonnes ses lèvres dans un souffle. Le fixes, le détailles. Et, tu ne sais pas Willie. D’où ça vient. D’où ça sort. Mais, ça monte. Monte. Cette chaleur, cette force. Tu ne sais pas si c’est violent, si c’est soudain. Surement un peu des deux. Mais, y a tes mains qui agrippent l’arrière de sa nuque, juste là, pour le tirer à toi. Contre toi. Tes lèvres se posant avec force sur la pomme d’Adam. Tu mords.

Homme.

Frissons violents le long de ton échine. Tu halètes, gémis. Et tes lèvres, et tes dents. Découvrir cette peau, le goût un peu salé qui se glisse le long de ta langue. Mordre. Mordre. Homme.
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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Dim 25 Mar - 10:06




"he wants him so bad" & Tout est noir dans sa tête, autour de lui, dans son corps, dans son corps. Ca se bouscule, il peut plus réfléchir. Y'a trop de choses en même temps.
Il a vraiment envie de lui. Il a vraiment envie de l'embrasser, de le prendre dans ses bras, c'est pas compliqué, complique pas tout Nolan, y'a rien de compliqué entre vous. Vous avez envie l'un de l'autre? Peut-être que ça ira mieux si vous couchez ensemble, que vous passez à autre chose.
Il l'embrasse, l'enlace, laisse sa langue s'allier à a sienne. Il se fait violence pour ne surtout pas s'arrêter, il part ailleurs avec Willie. Il gémit Willie, en laissant ses mains vagabonder sur la nuque de Nolan. Ses cicatrices, sa peau sensible, il a le souffle court. Il serre les poings contre la nuque de Willie.
Il penche la tête en arrière en sentant ses dents. Il veut lui laisser toute la place, lui donner ce qu'il veut. Nolan se laisse faire, lui lui tend alors son cou. Il sent les dents de Willie se poser sur sa pomme d'adam, la mordre un peu. Nolan inspire, un peu de douleur, un peu de satisfaction. Il se laisse faire, en offrant son visage à l'eau qui coule de la pomme de douche, en serrant un peu Willie contre lui. Il a le souffle court, toujours. Il se laisse embrasser, parce que c'est ce qu'il sait faire de mieux. Parce qu'au fond il sait rien faire. Ni de sa voix, ni de ses dix doigts. Et il a la sensation que Willie, dans sa maladresse, est bien plus à l'aise.
Il a totalement oublié qu'il était nu contre lui, il oublie qu'il bande à cause de lui, qu'il est bien là, encore une fois, à cause de lui. Il lui siffle un truc dans l'oreille :
" J'ai vraiiiiment envie de toi." Il le regarde pas, il aurait peur d'être frappé par sa beauté. Il le laisse l'embrasser, encore un peu, dans la nuque.
Puis il revient pour ses lèvres. Sa main chercher la poignet, pour éteindre l'eau. Il la trouvent, ils sont au sec, d'un coup. Il s'écarte un peu, rouvre les yeux. Il sait exactement ce qu'il veut, Willie aussi. Sans le quitter des yeux, il recule,et sort de la douche. Il est trempé, il est nu, mais il lui fait signe de venir. Du bout des doigts. Il s'appuie à la porte de la salle de bain. Il sait pas qu'il jeu il joue, il se dit, à un moment, qu'il est une vraie salope. Pourtant il glisse quand même :
" Tu me montres ta chambre ? "
Willie l'a réconforté, lui fait du bien. Il n'a plus vraiment peur.


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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Dim 25 Mar - 17:37

Le murmure glisse le long de ton oreille, t’électrise complètement. Les doigts se crispant contre sa peau. Ta bouche laissant la marque indélébile sur la peau fine de sa gorge. Mais tu n’y fais pas attention. Non. Y a les mots qui te font gémir. Qui te font réagir d’une bouffée de chaleur qui monte, monte. Oui. Toi aussi, tu as tellement envie. Tellement. « Oui. » L’embrasser, encore. Pour toujours. Puis, l’eau s’arrête, le corps s’éloigne et tu ne peux t’empêcher de tendre la main, comme pour le retenir. Tu ne veux pas qu’il s’en aille. Mais, il ne s’éloigne pas. Non. Ton regard se fixe à lui, tes joues rougissent. Peut-être parce que tu te rends compte, qu’il est nu. Là, devant toi. Son corps frissonnant et nu qui t’appelle. T’attends. Frisson le long de ton dos, tu sors de la douche à ton tour. Mais, toi, il y a ces trop nombreux vêtements sur ton corps, si humides, si lourds d’eau qu’ils te gênent. Mais finalement, ce n’est pas ça auquel tu fais attention non, c’est aux mots que Nolan prononce. Ta chambre.

Y a ton cœur qui loupe un battement, ton corps qui sursaute un peu. Ta chambre. Tu le détailles, le dévores du regard. Oui. Tu as un peu perdu tes mots, tu ne sais pas quoi faire ou dire dans des moments comme cela. Tu n’en as jamais vraiment eu. Jamais. Mais, il est là, corps élancé, éveillé qui t’appelle, te fait gémir. Te fait réagir. Parce que Willie, toi aussi, tu bandes. « Oui. Oui ! Je…. » Et soudainement, c’est comme si tu t’éveillais, tes doigts s’agrippent à ta chemise. Se battent avec les boutons. Putain, il faut que tu te déshabilles. Vraiment, vraiment. Parce que peut-être que tu vas mettre de l’eau partout. Peut-être parce que tu veux que lui aussi, il te regarde. Vraiment.

La chemise tombe. Là, sur le sol, formant rapidement une flaque. Mais, tu t’en fiches. Parce que tu t’actives, te dépêches, retirer le pantalon. L’abandonner là et aller vers Nolan. Contre lui. Sourire sur le bord des lèvres. Ta main tremble un instant avant de se glisser sur sa joue. Tu as gardé ton slip. C’est la première fois que Nolan te vois aussi nu. C’est la première fois que tu le vois aussi nu. Ta bouche vient glisser contre la sienne en un baiser délicat. Mais…

Mais y a cette chaleur qui revient si forte. Tes lèvres qui se pressent plus vite. Tu l’attrapes, le colles à toi. Peau contre peau. Tu gémis. La fièvre monte. Ta langue se glisse sûrement trop vite, trop profond. Tu le veux. Merde. Merde. Le feu brûle tes reins. Et ton corps le pousse. Pour passer la porte. Trébucher, parce que tu ne veux pas cesser de l’embrasser. Parce que tu ne veux pas cesser de le toucher. D’ailleurs, son corps finit contre un mur. Fort contre toi. Choc contre lui. Le dévorer. Le découvrir. Peu importe le reste. Toi aussi, tu as envie de lui.
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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Lun 26 Mar - 23:18

[quote="Nolan Darwin"]



"he wants him so bad" & Ils ont sans doute l'air cons tous les deux. Tous les deux trempés jusqu'aux os, frigorifiés. Lui, complètement nu, à bander comme un ado (ce qu'il est) ou comme un puceau (ce qu'il est aussi). A avoir l'air fier de lui, pourtant y'a pas vraiment de quoi. Y'a vraiment pas de quoi. Surtout que l'autre galère avec ses fringues humides, qui ressemblent plus à des flaques géantes qu'à des vêtements. Il se décarcasse, bientôt, il ne lui reste plus que son caleçon.
Nolan prend un instant pour le regarder, de haut en bas.
Il savoure cette première vraie vision du corps masculin. Il a vu Elvis à poil, il n'a pas eu le temps de regarder.
Là, Willie, il prend son temps. Il fixe ses pieds, puis ses mollets. Il passe par ses cuisses, fines (sans doute fermes, il en sait encore rien), puis son entre jambe,
encore cachée en dernier signe de pudeur. Ensuite ses abdominaux, légèrement dessinés, et puis ses pectoraux, non moins volumineux, et ses épaules dévoilées.
Il tombe sur son cou, qu'il commence à connaitre, pour l'avoir embrassé de nombreuses fois.
Tout ça, ça ne le fait pas
débander. De même pour Willie, qui se précipite contre lui, qui l'embrasse.
Qui colle son torse au sien.
Ca réchauffe tout autour de Nolan. Ses lèvres, son corps, la salle de bain, son univers confiné dans l'espace réduit entre son corps et celui de Willie. Il pousse un soupir de contentement contre sa bouche, il ouvre la porte derrière lui. Il se fait pousser jusqu'à un mur. Willie fait n'importe quoi, il embrasse comme un anomal étrange, qui sait ce qu'il fait, pour la première fois, qui découvre sa force. Nolan se laisse faire, il sourit, il agrippe sa nuque avec force, il se laisse embarquer dans un autre monde, il passe la porte de la chambre de Willie, sans quitter ses lèvres. Il fait un pas en arrière, il se retrouve planté au milieu de la chambre de Willie, à essayer de ne pas tomber, d'un coin de l'oeil, à trouver un lit. Son regard croise un matelas, parfait. Il s'en rapproche, se laisse tomber en arrière, s'allonge et laisse Willie venir se mettre à califourchon au dessus de lui.
A la fenêtre, la tempête bat son plein. Il bande toujours plus, en entendant la pluie.
Il a une vague pensée pour Elvis, qui s'efface rapidement.
Il sait pas trop quoi faire, alors dans le doute, il agrippe ses mains aux hanches de Willie, qui se pressent contre les siennes, il lui vire le dernier bout de tissu qu'il lui reste et, pour ne pas changer ses habitudes, il vient agripper son entrejambe, d'une main.
Comme s'il y avait eu un temps mort depuis le mois de Janvier.


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MessageSujet: Re: I desire and I crave. - Willie    Mar 3 Avr - 17:30

Ça tourne. Ça chauffe, là, tout autour de toi. Tout en toi. Cette chaleur qui monte et qui fourmille dans ton ventre. Cette chaleur qui te fait faire ces gestes que tu connais et qui te sont pourtant inconnus. Parce qu’un baiser, oui. Mais, des comme vous vous donnez. Non. Ça étouffe, fait gémir. Ça crispe et envoie de millier de frissons dans le dos, dans le corps. Dans le sang. Pour que le corps se tende. Encore. Encore. Tu suis le corps contre le tien. Tu le pousses. Pour aller dans ta chambre. Cette pièce qui n’est qu’à toi. Dans laquelle tu as interdit ton paternel de venir. Mais, ce soir. Ce soir, Nolan, il peut venir. Oui. Oui.

Et le corps se sépare. Juste un instant. Suffisamment pour que ton regard dévore Nolan maintenant allongé. Déglutir et trembler alors que tu le rejoins. Son corps sous le tien. Ton souffle devenant de plus en plus court. Oh mon Dieu. Oh mon Dieu. Fermer les yeux et frissonner. Fort. La main est chaude, là, tout contre toi. Tes mains se crispent et glissent là, sur le torse de Nolan. Doigts qui jouent un instant sur la peau avant de vouloir découvrir. Glisser le long de la clavicule. Descendre contre les pectoraux, découvrir les pointes érigées en leur centre. Atterrir tout contre le nombril. Quelques poils bruns s’égarant plus bas. Plus loin. Le regard suit tes doigts. Le souffle s’égare. Tu gémis. Te penches. Pour le toucher un peu plus. Pour sentir vos peaux l’une contre l’autre. Torse, contre torse. Tes hanches bougent. Se frotter, sentir la main, aller et vient, contre la peau trop sensible. Glisser tes lèvres dans son cou et sur sa gorge, encore. Tu aimes cet endroit. L’embrasser, là, à la commissure des lèvres.

Et te redresser, le regarder de haut. Toi assis contre lui. Nolan est si beau. T’as la peau rougi sur les joues. Sur le cou et les épaules. Gêné, tellement, brûlant, encre plus. Mais, y a un coup de tonner qui te fait sursauter. Qui te ramène un instant dans l’endroit présent. Oh. Une jambe après l’autre, Willie, tu t’éloignes. « Attends. » Doigt qui glisse contre ses lèvres. Tu rougis, te rends compte qu’il peut te voir. Nu. Totalement. Mais, n’est-ce pas une bonne contrepartie. Toi-même, tu as pu le dévorer des pieds à la tête. Willie, te dépêcher, vite. Ta main s’appuie contre ta porte. L’autre enclenche dans un bruit mat le verrou. Il ne faudrait pas, n’est-ce pas, que papa débarque.

Te retourner, le regarder. Là, alanguis sur le lit. Tu sursautes. Et y a le chaud brûlant qui te prend violemment à la gorge. « Tu es magnifique. » Tellement. Alors, tu viens le rejoindre, sourire à tes lèvres, soucis envolés, ne pas penser. Juste être avec lui. Oui, juste ça. Tu trébuches, Willie, sur quelques affaires qui traînent, mais, tu t’en fiches, tu ne cesses de le regard. Pour juste le rejoindre, se glisser à nouveau contre lui. Mais, cette fois, tu t’allonges. Là, tout contre son corps, gémissement sur tes lèvres. Y a sa peau qui touche la tienne. Ton sexe qui frôle le sien. Oh. Oh. « Nolan. Nolan. » Et tu l’agrippes et tu ondules un peu. Juste pour que ça touche encore. Oui. Lèvres contre son épaule, tu voudrais bouger encore et encore, te frotter encore et encore. Découvrir cette chaleur qui glisse contre la tienne, plus forte. Plus forte. Juste ça, Willie, et tu jouis presque.
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