AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Nolan Darwin
community member ✩ regular citizen

Messages : 296
Crédit : cosmic light


Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Dim 14 Jan - 0:05




“We're going home now.” & Sur le chemin, ils n'ont presque pas parlé. Ca ne l'étonne pas tant que ça Nolan, Willie a cette réputation d'être calme, peu bavard, assez dans les nuages. Pour un peu ça lui rappellerait presque quelqu'un. Ils se contente de regarder leurs pieds, et droit devant eux, sans un mot, dans un calme admirablement agréable. Nolan n'aime pas ceux qui parlent pour parler, qui n'ont rien à dire mais détestent le silence. Qui n'ont rien à dire mais préfère rendre l'autre mal à l'aise que d'être mal à l'aise. Etrangement. Il pourrait lui demander ce qu'il a eu à Noël, si ses vacances étaient bien, s'il est parti au ski ... Mais non, ça ne l'intéresse pas plus que ça. Pourtant il en connait beaucoup qui feraient ça. Les gens sont étranges, ou n'ont rien compris à la vie et aux relations humaines. Et c'est lui qui dit ça. Ca le fait sourire tout seul.
Il marche à côté de son vélo, lentement, en rentrant du lycée. On est vendredi soir, normalement Willie pourra rester dormir s'ils taffent trop tard. C'est un exposé à faire en binôme à deux, en histoire, sur l'empire Napoléonien. A dire vrai avant d'entendre le sujet de son travail, il n'avait jamais entendu parler de Napoléon. Enfin si, mais il avait eu le temps d'oublier depuis le collège. Il a simplement eu le temps de demander à un ami qui était Napoléon, que déjà, la fin des cours sonnait, et avec elle cette vague obligation de rentrer avec son binôme pour commencer à travailler. Ils sont les premiers à passer. Evidemment, c'est toujours sur lui que ça tombe. Il n'est pas particulièrement heureux, ni malheureux d'être avec Willie, il est certain qu'il aurait pu tomber sur pire. C'est le nouveau, qui vient de New-York, il peut pas être si terrible s'il a vécu là-bas. Si bien que lorsqu'il lui a proposé de venir travailler chez lui, ce n'était même pas une corvée.
Ils arrivent à la maison Darwin. Nolan  range le vélo dans le garage, puis balance, à la volée :
" Mamannn, j'suis rentré, j'suis avec un gars du lycée pour taffer ! " Et il fait signe à son compagnon de le suivre dans les étages. La maison Darwin a tout de plus classique, trois chambres, une parentale, deux plus petites, une salle de bain, une cuisine, un salon, un garage, une véranda, et pas une once de charme. Ils arrivent finalement dans la chambre de Nolan, dont les murs sont vierges, à l'exception de trois grandes photos de montagne. Il enlève sa veste, jette son sac sur le pieu, et rumine : " J'aime pas cette maison, elle ressemble à plein d'autres. C'est chiant. A New-York est-ce que t'avais un appart original ? " Il n'est pas poli, ça l'intéresse vraiment. Il lui jette un regard sûr de lui, sans vraiment sourire.




Dernière édition par Nolan Darwin le Mar 30 Jan - 10:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Willie McBride
passenger ✩ stay a little more

Messages : 198
Crédit : les roses noires


Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Dim 14 Jan - 10:08

Tu ne sais pas trop quoi penser. Oué, de cet exposé. Du garçon qui marche à tes côtés. Tu le connais pas vraiment. Nolan. Parce que t’es pas là depuis bien longtemps et que lui, il n'était pas là pendant un moment aussi. T’as entendu dire qu’il s’est cassé la gueule en vélo. Enfin…Tu t’en fiche un peu. Pour dire vrai. Toi, tu espères juste que ce soit pas…un con ? Pas un de ceux qui aime venir t’emmerder. De ceux que tu arrives pas à comprendre. Comme tu n’arrives pas à comprendre le monde. Petit soupire au bord des lèvres. Tu fixes autour de toi. Tu admires le ciel bleu. Et tu remarques bien vite, qu’il doit habiter plus ou moins dans le même quartier que toi. Parce que c’est la même route. Bah, au moins, ce sera plus facile que de devoir travers la ville d’un bout à l’autre. Même si ici, c’est tout de même assez vite fait. L’air frais caresse ta peau. Et, tu aimes bien cette ambiance entre vous deux. Juste le silence. Mais, pas pesant ou quoi. Non. Lui, toi et le silence. Peut-être parce qu’il n’y a rien à dire. Toi, tu sais pas trop quoi dire. Ou lui dire. En fait, toi, tu dis jamais grand-chose. Surtout quand tu ne connais pas. Et. Nolan, tu le connais pas.

Pourtant, vous finissez par arriver chez lui. Une maison comme une autre. En fait, une maison comme toutes celles qui l’entourent. Lotissement de maisons identiques. Seules les couleurs changent et les jardins aussi. Sinon, on pourrait presque se tromper en rentrant chez soit de nuit. C’est peut-être une des choses que tu détestes le plus ici. Cette…t’as pas vraiment les mots pour décrire ce que tu penses de cette… Fourmilière ?

Un cri t’éveille, te sort de tes pensées alors que tu te rends compte que ça y est, vous êtes arrivé. Il parle à sa mère. Apparemment. Petit pincement là, dans le fond de ton cœur. Maman. Tu aurais bien voulu aller la voir. Pour ce début d’année. Lui dire. Lui parler. Parce qu’il n’y a bien qu’à elle, que tu peux parler de tout. Elle t’écoute. Elle t’a toujours écouté. Vraiment. Mais maintenant…maintenant elle est restée là-bas et t’en veux terriblement à ton père. Parce que t’as encore besoin d’aller la voir. Là, au milieu de tous les autres. Là, dans la pierre trop grise. T’as presque envie de pleurer. Mais, t’as pas le temps pour ça. Ici. Non, faut juste bosser. Un foutu exposé d’histoire. Et, t’as pas vraiment envie. Non.

Doucement, tu abandonnes ton sac à ton tour. Le posant dans le coin de la chambre alors que ton regard vagabonde légèrement. Jusqu’à ce qu’enfin. Il t’adresse la parole. Tu lui adresses la parole. Tu trouves ça étonnant. Un peu. Que le silence soit resté si longtemps. Le pire, c’est que tu sais pas trop quoi lui répondre. New-York. « Oh…c’était bah, normal en fait. » Oué, c’était une petite baraque assez jolie. Une des maisons de villes comme on voit dans les films. Mais, rien d’extraordinaire. Juste moins ordinaire qu’ici. « C’était une maison. T’sais de ville, comme on voit à la télé. Avec des belles briques rouges et les escaliers qui vont sur le trottoir. C’était sympa. » Mais, c’était surtout la ville qui était bien. Vraiment. T’avance un peu, le regarde et puis finit par te laisser tomber sur le lit. Parce que bah, tu vas pas rester debout devant lui comme un idiot. « Mhmm…on…on commence par quoi ? »

Punaise, t’avais jamais fait d’exposé avec quelqu’un que tu ne connaissais pas. Même à New-York, t’arrivais toujours à te débrouiller pour le faire seul ou avec quelqu’un de ta connaissance. Là…Ça te semblait assez bizarre. Regard vers le garçon. Les cheveux un peu longs et bouclés. Vraiment. Tu trouves ça joli. En fait, il est plutôt joli. Nolan. Le regard s’égare puis, rapidement, s’éloigne. Pour fixer le mur, tes mains. Mais pas lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t110-les-gens-sont-comme-des-nuages-willie#1009
avatar
Nolan Darwin
community member ✩ regular citizen

Messages : 296
Crédit : cosmic light


Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Dim 14 Jan - 17:42




“We're going home now.” & Il lui jette un vague regard en arrière. En réalité il n'a jamais pris le temps de le regarder, il lui accordait peu d'attention jusqu'à ce qu'il apprenne qu'ils étaient en binôme pour cet exposé. Il lui trouve un charme étrange, un peu froid. Ou peut-être juste qu'il est vraiment froid, qu'est-ce qu'il en sait. Il a l'air perdu dans cette chambre, pourtant elle est pas si grande, et elle a rien d'exceptionnel.
Normal. Rien n'est normal si c'est à New-York, il a envie de répondre. Mais il le laisse continuer, et il imagine. Il voit bien de quel genre de maison il parle, il en a vu dans une série à la télé. Il aime bien, c'est plutôt joli, ça a du charme. Il aimerait bien vivre là-bas, du coup pendant un quart de seconde, il sourit en le regardant. Parce que ça a l'air d'être la belle vie. Il souffle.
" Oui je vois bien." Il se tourne, pose son sac sur son bureau, puis attrape une feuille et un stylo, ainsi que des bouquins empruntés à la bibliothèque. Il vient finalement se poser sur le lit, les jambes croisées en tailleur, et il ouvre au sommaire. Il répond : " Je sais pas, t'es plus intelligent que moi, décide. " Il sourit, provocateur. Evidemment qu'il est plus intelligent, c'est pas très difficile. Nolan sait qu'il est pas particulièrement rapide, il s'en fout un peu. Il peut pas se permettre d'ajouter, distraitement : " Juste, tu dis que c'était normal à New-York mais j'te crois pas. C'qui est normal, c'est la vie dans ce lotissement tout pourri, la vie dans ce coin de monde étrange, reculé, et vaguement violent. Ca c'est normal. " Ses propres mots le font rire. Il s'est pris pour un vrai poète. Il trouve la page sur l'empire français, dans son livre, et ouvre en lui jetant un regard.



_________________

C'est moi le scandale, fatal, désigné. C'est moi ta morale, miss à mal, écrasée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Willie McBride
passenger ✩ stay a little more

Messages : 198
Crédit : les roses noires


Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Dim 14 Jan - 20:39

T’as comme envie de crier. De lui dire non non. Ne dis pas ça. Ne dis pas que tu es moins intelligent. Non. Tu ne veux pas attendre ça. Parce que tellement de personnes te le disent. Que toi tu es plus intelligent. À longueur de journée que ça en devient lassant. Blessant. Parce que beaucoup le disent pour te blesser. Tu sais. Toi le petit intello trop con, trop bête qui ne parle pas, qui lit de trop. Mais, tu ne dis rien. Non, Willie, tu ne dis rien. Tu le fixes juste un peu avant de baisser ton regard sur le livre ouvert sur ses genoux. Nolan. Tu ne sais pas trop par quoi commencer. Enfin si. Mais, t’as comme pas vraiment envie de commencer. Pas envie de travailler ce soir. Parce que oué, t’es peut-être plus intelligent, mais, ça ne t’empêche pas de ne pas avoir envie. Soupire léger au creux de tes lèvres. Tu relèves le regard, grand ouvert. Trop surpris.

« Quoi ?! » Et cette exclamation est sortie d’elle-même. Sans que tu ne puisses la retenir. Peut-être même un peu trop forte là, dans l’air calme. Mais, tu ne comprends pas ce qu’il te dit. Non. Comme ici peut-être normal ? Ici, c’est tout sauf normal. C’est trop parfait. C’est trop bizarre. Trop petit. Tellement faux. Presque comme une maquette pour un film. Le genre de petite ville qu’on voit dans les séries débiles. « Non non tu te trompes. Ici, y a rien de normal ! » Et t’as presque envie de rire. Vraiment. Parce que tu ne comprends pas comment il peut penser que cette ville de merde peut-être normale. Oui, tu aurais pu. Mais, y a ton regard qui s’attarde sur son visage. Et qui tombe un peu au hasard le long de son cou, de sa nuque. Sourcils qui se froncent. Tu comprends pas trop.

Jusqu’à ce que tes doigts glissent là, contre les cicatrices que tu aperçois. Tu ne comprends pas. Jusqu’à ce que le chaud de sa peau atteigne la tienne. Sursaut. Ta main s’éloigne violemment. Un « pardon » murmuré rapidement. T’es con con con. Voilà ce qui vient à résonner dans ton esprit. Et tu cherches vite ce que tu pourrais dire. Ce que… « Tu as eu ça en vélo ? » Tu n’oses pas le regarder alors que tes mains se glissent pour attraper le livre d’histoire. Comme pour passer à autre chose.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t110-les-gens-sont-comme-des-nuages-willie#1009
avatar
Nolan Darwin
community member ✩ regular citizen

Messages : 296
Crédit : cosmic light


Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Lun 15 Jan - 0:30




“We're going home now.” & Sa réaction est étrange, violente. Il s'exclame réellement, sans colère, avec beaucoup de surprise, comme si on venait de lui apprendre quelque chose de grave. Nolan ne comprend pas trop, il reste circonspect, le regarde droit dans les yeux. Il ne pensait pas à mal. Il le laisse ajouter que rien ici n'est normal, qu'il se trompe, et il comprend pas Nolan. Il fronce les sourcils et le regarde. Qu'est-ce qu'il entend par là, pourquoi il s'énerve comme ça. Il souffle : "Pourquoi y'a rien de normal ?" Et Willie n'a pas l'air fier de lui, car rapidement, le regard de Willie vient se porter vers un endroit bien connu de son anatomie. Un endroit qui attire les coups d'oeils furtifs, les discussions dans son dos, les messes-basses désagréables...
Etrangement, Willie assume ce regard, il ne tente pas de le cacher. Doucement, Nolan sent son coeur battre un peu plus vite, de gêne surtout, de peur du désastre, de la remarque méchante. Il veut tourner la tête, remettre ses cheveux en place, travailler, faire quelque chose, il se contente de soutenir son regard, rivé sur sa nuque.
Jusqu'à ce que sa main vienne se glisse dans sa nuque, provoquant un long frisson immédiat, dans tout le corps de Nolan. Il recule légèrement, sans trop comprendre. Il a le souffle court.
On ne l'a pas touché dans la nuque depuis qu'il a ses cicatrices. Le contact est hypersensible, quasi violent pour cette peau neuve et fragile. Il comprendre pas d'où venait cette main, pourquoi elle s'est glissée dans sa nuque. Willie baisse la tête, s'excuse furtivement. Nolan reste en retrait, en animal blessé. La question qui suit est évidente. Il ne voit pas d'intérêt à mentir. Il le regarde, les sourcils toujours froncés, et glisse :
" Oui." Il comprend pas ce qu'il vient de se passer, il est dans le flou complet. Il ouvre la bouche, veut dire quelque chose, s'énerver peut-être, ou lui foutre un poing dans la ventre. Au lieu de ça il dit : " Qu'est-ce qui t'as pris ?" Mais il n'arrive pas à être énervé.


_________________

C'est moi le scandale, fatal, désigné. C'est moi ta morale, miss à mal, écrasée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Willie McBride
passenger ✩ stay a little more

Messages : 198
Crédit : les roses noires


Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Lun 15 Jan - 19:01

Tu ne sais pas, ça non. Ce qui t’a pris. T’en as même les doigts qui tremblent, là, contre le livre d’histoire. Tu te sens idiot. Et, t’as comme l’impression que ton visage surchauffe. Comme si tu étais tout rouge. Et tu penses, vraiment, que tu dois l’être, tout rouge. Bon Dieu. Tu fermes un instant les yeux. Complètement terrifié, un peu. Mortifié aussi. Merde. Il va peut-être penser que tu es bizarre ou… ou tu ne sais pas en fait. Une chose est certaine par contre. Il a vraiment dû se faire mal. Avec cet accident. C’est ce qu’ils disaient au lycée. Qu’il avait eu un accident. Mais, pas si c’était très grave ou pas. Et, les marques-là, elles avaient l’air vraiment, vraiment douloureuses. Et même un peu boursouflées. Non. Pas ça. Mais… qui avaient fait mal. Très. Tes dents glissent le long de ta lèvre pour la mordiller alors que tu ouvres le regard. Là, en coin pour le regarder timidement.

« Pardon. » Parce que tu ne peux dire que ça. Parce que tu ne sais pas pourquoi. Ou ce qui t’a pris. T’as été un peu comme un papillon attiré par la lumière. D’un autre côté. Tu viens à te dire à nouveau que Nolan, il est vraiment joli. Ou même beau. Avec ses longs cheveux frisés et son visage tout doux. Tu dois rougir encore plus. « J’suis désolé….est-ce…. » Et tu es vraiment comme attiré, parce que tu voudrais glisser à nouveau tes doigts dessus, comme pour t’assurer qu’il n’ait plus mal. Mais, au lieu de ça, tu détournes le regard, tes doigts devenus blancs à force de serrer le livre entre eux.

Tu sais pas, ce que ça fait d’avoir un accident comme ça. Mais, mal. Ça t’arrive assez souvent. Parce que les autres du lycée, ici comme avant, ils te malmènent sûrement un peu de trop. T’as déjà eu une côte brisée. Et des coups de bleus sur les poignets, le ventre, le dos. Peut-être en as-tu encore d’ailleurs. Tu n’y fais plus attention. Parce que sinon… ça te fait du mal, pas au corps non. Mais un peu au cœur et à l’âme.

« C’est trop calme, trop aligné, trop parfait….on dirait une maquette, un endroit tout faux. C’est pour ça que je trouve que c’est pas normal. » Et t’as murmuré ces mots sans le regarder. Toujours horriblement gêné. Mais, en espérant que ça change un peu de sujet. Que ça adoucisse cet instant dans lequel tu vous as mis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t110-les-gens-sont-comme-des-nuages-willie#1009
avatar
Nolan Darwin
community member ✩ regular citizen

Messages : 296
Crédit : cosmic light


Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Mar 16 Jan - 0:26




“We're going home now.” & Il est bizarre ce mec. Personne n'ose lui demander d'où viennent ses cicatrices parce que tout le monde sait, et que tout le monde préfèrerait ne pas savoir.
On dit que les gosses disparus depuis plus de 24 heures voient leurs chances de survie réduites à 3%. Lui, il avait disparu pendant douze heures. Ses chances de survie, selon les statistiques de la police américaines, étaient d'un peu plus de 50%.
Ca va, c'est un bon ratio
Pourquoi il pense à ça maintenant.
Il est perturbé.
Personne n'ose le toucher, personne n'a même jamais manifesté l'envie. Alors il reste interdit, il plante totalement, comme une arcade sur laquelle on aurait trop tapée (mais Willie l'a pas tapé, loin de là). Le contact de sa main est encore vif, comme s'il résonnait dans sa peau, puis qu'il faisait vibrer sa colonne vertébrale et ses neurones au passage. Son interlocuteur est si gêné, il n'ose plus croiser son regard, il n'ose plus rien faire en réalité, il regarde son livre visiblement sans comprendre. Il explique ensuite ce qu'il entend par pas normal, ça a du sens, assez étrangement. Oui ça a l'air faux, mais faux ne veut pas dire anormal. Il se retient de contredire sa théorie, de l'engueuler, de dire un truc, et de péter un plomb. Mais au fond, c'est pas grand chose. C'est juste une ville. C'est juste un avis. Il sait pas, il relativise un peu tout.
Lentement, Nolan vient poser sa main dans sa nuque. Il voudrait voir ses cicatrices, il n'a pas de miroir en face. Il le regarde, et puis il glisse, sans trop savoir pourquoi :
" En fait, mon vélo a fait un soleil, et j'ai pas eu le réflexe de mettre mes mains pour me rattraper. Du coup je me suis étalé sur le flanc, l'épaule, et la nuque. Sur l'épaule c'est un peu pire." Il marque un temps. Oh il devrait s'arrêter, reprendre son souffle et oui, réaliser qu'il devrait la fermer. Pourtant il ajoute "Du coup après avec la vitesse et la pluie j'ai dévalé le fossé à côté de la route et j'ai atterri en contrebas, et là en dévalant jme suis fait mal partout, jme suis cassé plein de trucs." Il a pas de souvenirs de ça, il déduit simplement. Il était déjà inconscient. Il lui jette un regard sûr de lui. Il n'est pas plus gêné que ça, il n'a pas de raison. Il reprend : " Tu veux que j'te montre l'épaule ?" Il devrait s'abstenir. Mais ça lui tient trop à coeur, et bordel, il en parle à personne.


_________________

C'est moi le scandale, fatal, désigné. C'est moi ta morale, miss à mal, écrasée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Willie McBride
passenger ✩ stay a little more

Messages : 198
Crédit : les roses noires


Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Mar 16 Jan - 20:31

Tu pensais vraiment, qu’en changeant de sujet, il allait saisir l’occasion pour passer à autre chose. Pour laisser tomber ce geste. Ton geste incompréhensible de vouloir glisser tes doigts-là, le long de sa nuque. Peau brûlante au bout de la pulpe. Et pourtant. C’est lui qui recommence. Lui qui explique. Et tu as du mal à imaginer. À t’imaginer la peur, la douleur qu’il a dû ressentir quand cela lui est arrivé. S'en souvient-il seulement ? Parfois, lorsque l’on a trop mal, le corps annihile simplement. Il n’y a juste plus rien. Pas de sensation. Rien. Comme pour protéger l’âme, comme pour protéger l’esprit face à une douleur qui rendrait fou.

Tu te mordilles la lèvre et sursautes quand tu l’entends. Pas d’exclamation cette fois-ci. Pourtant, tu voudrais bien lui dire. Quoi ?! Pourquoi ?! Pourquoi vouloir te montrer ? Ton regard se relève et vient se promener, là, sur la nuque. Sur l’épaule encore vêtue. Tu hésites. Veux-tu vraiment voir ? Pourquoi voudrais-tu voir ? Et pourtant, tu hoches la tête. Oui. Montre-moi. Tu veux voir. Tu…

Et le tissu disparaît et tes yeux s’écarquillent alors qu’ils se fixent sur la peau de cette épaule. Marquée. T’as les joues qui brûlent. Le cœur qui s’emballe. T’as presque l’impression que Nolan, il peut l’entendre. Boum, boum, boum. Tu hésites. Le regard remontant sur le visage du garçon avant de se baisser vers les cicatrices. Les toucher. Les doigts glissent dessus. S’électrisent. Alors que tu sens leurs reliefs sur ta peau. « Est…est-ce que ça te fait encore mal ? »

Les doigts s’égarent, le cœur aussi. Alors qu’ils glissent un peu plus bas sur l’épaule, puis remontent lentement jusque vers la nuque. Elle aussi marquée. Tu ne sais pas trop ce qu’il se passe. Tu n’oses pas vraiment regarder. Non, juste fixer ce point. Peau trop douce, trop chaude. Willie, n’es-tu pas en train de caresser un garçon ? Sursaut, tu te redresses un peu, tes doigts avec, restant là, à quelques millimètres de sa peau. Tu sens encore sa chaleur toute proche. Le regarder, rougir. Tu voudrais t’éloigner. « Pardon. » Souffle incertain. Presque une question. Parce que, vraiment, tu ne comprends pas trop. Cette drôle d’atmosphère qui s’enroule autour de vous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t110-les-gens-sont-comme-des-nuages-willie#1009
avatar
Nolan Darwin
community member ✩ regular citizen

Messages : 296
Crédit : cosmic light


Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Mer 17 Jan - 0:30




“We're going home now.” & Il se souvient pas de la douleur immédiatement. Il se souvient du fossé en contrebat, et des bras, et des arbres, et de son corps entier qui demander la mort, qui agonise dans un silence sombre, sous une plus plus puissance que du plomb. Il se souvient d'un sentiment général, rien de précis, d'une douleur sur chaque parcelle de son corps, et puis cette incapacité à crier.
En quatre mois depuis l'accident, il n'a parlé à personne. En tout cas pas comme ça, pas aussi ouvertement, pas aussi violemment. Si, il y a eu le shérif, mais il n'était pas là par choix, il écoutait pas obligation seulement. Wilie il veut vraiment savoir, et comprendre. Ca se voit dans son regard, dans son air désolé après avoir glissé sa main contre sa nuque. Ca se voit dans sa voix étrange, et peut-être un peu désespérée (plus par lui même qu'autre chose). Il le voit finalement hocher la tête, lentement.
Il réfléchit pas plus, il enlève son pull, puis tire le côté de son tee-shirt vers son biceps ridicule. Il jette un coup d'oeil à la cicatrice rosée, qui s'étend de son bras, jusqu'à sa nuque, en passant par l'épaule et une partie du dos. La plaie était totalement à vif pendant plusieurs semaines. Elle n'a cicatrisé que depuis peu, et elle restera rose pendant encore un an, peut-être deux selon les médecins. Il fronce les sourcils. Il n'y prête pas attention. Il finit par regarder Willie, qui vient lentement poser sa main sur son épaule.
C'est électrique, c'est chaud et doux.
C'est électrique, c'est froid et violent.
Il a la mâchoire qui tremble, et ses yeux qui fixent cette main qui vient doucement se glisser contre sa nuque finalement, et la gorge de Nolan se serre, il a le corps en vrac. Personne le touche, surtout pas là. A la question, il répond en secouant la tête, de droite à gauche. Ca fait pas mal, la peau est de nouveau là. C'est juste sensible, sensible à en mourir. Ca lui fout des frissons partout sur le corps, partout jusque dans ses cheveux.
Il sursaute brusquement, et il s'écarte, en s'excusant, bêtement. Rompre le contact, c'est trop rapide, et trop fort. Nolan fronce les sourcils, le regarde avec un air interdit. Il souffle :
" Pourquoi tu t'arrêtes ?"
Bien sûr qu'il sait pourquoi il s'arrête, il est pas encore profondément débile. Ils sont bizarres là, à parler accident, il est bizarre Willie à vouloir toucher ses cicatrices, mais le plus bizarre, c'est Nolan qui laisse ça faire, et qui en redemande. Il est pas complètement con, c'est bizarre, c'est pas bien, mais quitte à être bizarre, autant l'être à deux.
Parce que quelqu'un qui touche cette cicatrice, qui le fait frissonner, peu importe qui c'est, c'est agréable, et il veut pas que ça s'arrête.


_________________

C'est moi le scandale, fatal, désigné. C'est moi ta morale, miss à mal, écrasée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Willie McBride
passenger ✩ stay a little more

Messages : 198
Crédit : les roses noires


Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Sam 20 Jan - 21:59

Tu as peur. Un peu, beaucoup. Tu sais pas. Mais, tu as peur. Peur de ce que tu fais. De ce qu’il se passe. Peut-être parce que tu ne comprends pas, le bout de tes doigts chauds de contacts. Les frissons glissés sur la peau de l’autre et sur la tienne aussi. C’est tellement bizarre. Cette ambiance qui s’électrise, qui s’alourdit. Tu le fixes. Tu ne comprends pas. Vraiment. Pourquoi il te demande ça. Pourquoi ? Alors qu’il doit savoir, se rendre compte non ? Et tu ne sais pas quoi lui dire. Tu as même comme l’impression de rester là, trop incertain, ta main en suspend au-dessus de sa peau pendant des heures. Parce que vraiment, tout tourne là, dans ta tête. Sans réponse claire.

Jusqu’à ce haussement d’épaules. Jusqu’à ce que peut-être, quelque chose se produise quelque part en toi. Parce que ta main revient contre sa peau. Et pas comme avant, non, pas avec le seul bout de tes doigts. Peut-être pour mieux ressentir, peut-être pour mieux toucher. Caresser ? Car, c’est ta main entière qui touche sa peau, la pulpe de tes doigts comme celle de ta paume. Et, ça brûle, électrise. Tu sursautes légèrement. Main douce contre la peau encore rose de l’accident. Tu ne te rends pas compte que ton corps se rapproche. Plus prêt, un peu plus. Pour peut-être mieux sentir sa présence, sa chaleur.

Toi, tu as chaud. Avec ton visage qui doit rougir de gêne, de découverte et de plaisir. Un peu, beaucoup. Chaud. La main glisse sur l’épaule, contre la nuque. Jusqu’à ce qu’elle se fasse plus aventureuse. Tu ne sais pas ce que tu fais Willie, mais, elle se glisse là, sous le t-shirt, plus bas, plus loin. Les doigts découvrent les formes, découvrent la chaleur du corps. D’un corps. De son corps. Et ça te fait te sentir bizarre.

Les doigts frôlent la colonne vertébrale, glisse le long de la courbe du dos. La paume découvre le creux-là, entre les omoplates. Cherche à se glisser encore un peu plus bas. Le col du t-shirt s’étire. Peut-être est-ce encore plus chaud ? Encore plus doux ? De se poser là, dans le creux des reins. Tu as chaud, ton cœur faisant boum boum dans ta poitrine. Tellement fort que t’as l’impression que Nolan, il pourrait l’entendre. Tu relèves ton regard, égaré, un peu ailleurs pour le plonger dans celui de l’autre garçon. T’as le souffle un peu court, le corps un peu chaud. Tu ne comprends pas vraiment...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t110-les-gens-sont-comme-des-nuages-willie#1009
avatar
Nolan Darwin
community member ✩ regular citizen

Messages : 296
Crédit : cosmic light


Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Dim 21 Jan - 12:21




“We're going home now.” & Il pourrait réfléchir cinq minutes, se dire que ça aura des conséquences, sur Willie, sur lui, sur tout le monde autour, mais du coup non. Non il préfère ressentir quelque chose, avoir le corps qui bat à la chamade et le coeur qui a chaud, avoir le cerveau tendu et les muscles en vrac. Il préfère que quelque le touche, qu'on ne lui fasse pas ressentir cette vibe étrange, ce "tu m'dégoutes" passif, parce que c'est compliqué d'être androgyne, parce que c'est compliqué de renvoyer une image floue au monde.
Willie ça ne le dérange pas, au contraire il semblerait. Il vient glisser sa main avec une douceur étrange, et il entrouvre la bouche, comme concentré sur son geste. Et Nolan, évidemment, ne peut se concentrer sur autre chose que ses lèvres, qui ont l'air plus douces que toutes celles qu'il a déjà vues dans sa vie.
Et puis, sa main continue, se fait plus aventureuse alors qu'il se rapproche de lui, qu'il passe sous le tee-shirt, dans des endroits encore en train de cicatriser, dans des endroits encore jamais touchés. Nolan frissonne de partout, des vagues de douceur étranges viennent glisser sur son corps. Il a un vague sourire sur le visage, tandis que la main de Willie vient se caler entre ses omoplates. Il peut pas s'empêcher, il ferme les yeux, se laisse faire, se laisser aller. C'est pire les yeux fermés, c'est trop agréable pour lui, c'est trop étrange. Il a la mâchoire tremblante, il rouvre les yeux et fixe le regarde de Willie.
Y'a un truc étrange qui passe entre eux.
Cette phrase, qui dit, sans un mots,
"ça reste entre nous." Cette étrange confession d'un désir non moins étrange. Cette étrange beauté d'un mec, qui caresse un autre mec. Nolan réfléchit pas vraiment, il se laisse faire. Il se laisse faire et il plane. Et alors que la main se glisse contre sa colonne vertébrale, il parvient pas à retenir un soupir de plaisir.
Il se dit que tant pis, foutu pour foutu, autant y aller à fond. Alors sans réfléchir, il attrape les pans de son tee-shirt, il le soulève, l'enlève, il a vraiment aucun muscle sur la surface de son corps, mais il s'en fout, et il finit torse poil, à regarder Willie.
Il se dit pas grand chose, juste qu'ils vont se faire du mal l'un l'autre. Il se dit aussi, étrangement, il perd sa confiance, il perd son air assuré, et alors qu'il regarde Willie, il l'implore de quelque chose. Il sait pas quoi. Il sait qu'il comprendra.


_________________

C'est moi le scandale, fatal, désigné. C'est moi ta morale, miss à mal, écrasée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Willie McBride
passenger ✩ stay a little more

Messages : 198
Crédit : les roses noires


Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Dim 21 Jan - 12:52

Tu ne t’attendais certainement pas à ça. À tout ça. Quand tu avais passé le pas de sa porte. Tu ne t’attendais pas à ça. Non. Alors que tes doigts, ta main découvrent la peau de son dos. Alors que ton corps se réchauffe de cette découverte à la fois effrayante et brûlante. Oui, tu ne t’y attendais pas. Et peut-être encore moins que Nolan y soit si réceptif ? Regard dans le sien, t’as les lèvres un peu entrouvertes, le souffle un peu court. Mais, lorsque tu vois le tissu glisser là, le long de sa peau, lorsque ta main s’éloigne de lui pour laisser passer l’étoffe. Tu ne peux que rester interdit. Totalement, complètement. Willie, tu ne sais pas quoi dire, tu ne sais pas comment réagir. Petit sursaut dans le corps. Tu restes là, un peu à côté, un peu devant lui. Le regard qui vacille, qui se tortille. Pour découvrir. Tout découvrir.

Les cicatrices roses et sûrement sensibles qui ornent son corps. Son torse et le dos. Tu sais, tu as senti. Tu regardes. Regardes. Dévores. C’est la première fois, Willie, que tu regardes un garçon, un corps comme ça. Pas comme dans les vestiaires pour le sport. Pas comme, c’est pour tout le monde pareille. Non. Tu regardes comme si c’était une découverte. Et, ça doit l’être. Le regard qui glisse sur les courbes masculines et pourtant légères du jeune homme. « Oh. » Oui, oh. Oh, c’est beau. Le regard se relève, le regarde. Le cœur bat trop fort. Vraiment trop. Tu trembles un peu. Te rapproches encore. Le livre d’histoire tombant, là, au sol. Tu t’en fiches. Oh. La main se tend à nouveau. Doigts tremblants qui touchent avec hésitation l’épaule. Douce. Et, s’égarent cette fois plus vers l’avant. Vers la clavicule. Vers le torse.

Tu trembles.

Tu as l’impression que y a quelque chose de trop. Tu es cet adolescent qui touche quelqu’un pour la première fois et, ça fait trop. Trop chaud. Trop tout. « Oh. » Et les doigts continuent d’explorer. Et tu continues de découvrir ce corps dévoilé. Cet interdit qui pourtant s’illumine entre vous deux. Tu ne comprends pas pourquoi. Alors que tu ne le connais pas. Alors que….mais, tu ne veux pas, Willie, arrêter. Non non. Tu penseras plus tard, tu penseras après. Oui, après. Tu ne sais pas quoi. Mais… Petit sursaut. Ton regard vacille vers tes doigts qui viennent de rencontrer le nombril. Tu as chaud. Et, ta langue glisse sur tes lèvres pour les humidifier. Tu as chaud.

Halètement.

Ton regard se relève pour le regarder. Pour te rapprocher. Et, soudainement. T’as comme…tu ne sais pas. Quelque chose qui explose, là, dans ton corps, ton ventre. Tes mains s’éloignent. Attrape violemment tes vêtements, retirer la veste, la chemise. Tu veux…Tu veux…. Rouge sur les joues, y a ta propre peau qui se dévoile. Doux contraste entre vos peaux si différentes l’une de l’autre. Neige contre soleil, Willie, tu le regardes. « Je….tu…s’il te plaît. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t110-les-gens-sont-comme-des-nuages-willie#1009
avatar
Nolan Darwin
community member ✩ regular citizen

Messages : 296
Crédit : cosmic light


Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Dim 21 Jan - 16:22




“We're going home now.” & Il est pas sûr de lui Willie, il a l'air sûr de rien en fait. Ni de lui, ni de ses gestes, ni de ce qu'il pense, ni de ce qu'il fait. C'est bien, ça en fait deux du coup. Il ose pas lui, le toucher, il aurait peur de pas pouvoir revenir en arrière (et est-ce qu'il en a seulement envie).
Ouai parce qu'il aime bien ce qu'il se passe, là, entre eux. Il aime bien le fait de ne pas contrôler, de se laisser faire. Il aime encore plus ces mains dans son dos, dans son dos meurtri, sur son corps désolé, comme un champ de bataille miné.
Et il a envie d'hurler, de lui dire de partir, de lui dire que ça va faire mal, qu'il va prendre cher, qu'il va en baver Willie s'il continue, qu'il qu'il sait pas dans quoi il s'entraine, dans quoi il s'engage.
Il hurle pas, évidemment, il est bête... Il continue, et il ferme les yeux, et il assume son corps dévasté. Il rouvre les yeux, le regarde. Il voit pas trop le fait que ce soit un garçon, il voit plus une personne, une parti tant d'autre, qu'il le regarde avec une étincelle de désir dans le regard. Juste une étincelle. Pas un feu bouillant. Et il pousse un petit soupir, un oh de surprise, qui fait sourire Nolan. Pas d'quoi en faire un drame sans doute.
Et il reprend sa quête Willie, qui fait sursauter Nolan. Il retient son souffle, il se laisse faire, les mains sur les cuisses, il a le coeur qui bat à la chamade. Il est certain que les doigts glissant sur les torse, sur le coeur, Willie va sentir et va comprendre. Il a le souffle court, vraiment de plus en plus court, il a peur de finir en apnée. Ses doigts viennent rencontrer son nombril, tandis qu'il respire plus, plus du tout. Il sent une chaleur terrible entre ses jambes, qu'il refoule pas, au contraire. Il jette un regard vaguement désemparé à Willie.
Il y a un éclat, une étincelle, un truc qui change dans ses yeux. En un quart de seconde, il enlève sa veste, il enlève sa chemise, il a la peau tannée, colle un soleil sombre. Nolan ose plus rien dire, il écoute juste sa plainte.
Il écoute juste, et il voit juste ...
Et puis, il sait pas pourquoi, il se redresse, se rapproche, sur les genoux, à moitié debout, il vient passer les mains dans sa nuque et, le surplombant, il l'embrasse.
Et il sait pas pourquoi.
Et ses lèvres viennent se frayer un chemin rapide, intense, vers les siennes. Il a les yeux fermées, les mains enfin sur sa peau chaude et douce. Il fait attention à rien, jusqu'à ses lèvres, juste à son désir entre ses jambes, juste à son corps qui l'appelle désespérément.
Et il l'embrasse.
Il a oublié que c'était la première fois, qu'il a jamais embrassé personne et qu'honnêtement, il y fait avec son coeur, avec toute l'étrangeté du monde.


_________________

C'est moi le scandale, fatal, désigné. C'est moi ta morale, miss à mal, écrasée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Willie McBride
passenger ✩ stay a little more

Messages : 198
Crédit : les roses noires


Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Dim 21 Jan - 17:36

Y a le froid qui glisse sur ta peau. Ta supplique qui glisse d’entre tes lèvres alors même que tu ne sais pas réellement ce que tu demandes. Tu as juste si chaud. Tu as juste le corps et le cœur qui bouillonne alors que tes doigts fourmillent de ces découvertes. De cette peau douce à leurs bouts. Ça fait naître des frissons. Et tu voudrais savoir. C’est sûrement pour ça que tu demandes. Tu voudrais sentir toi aussi, ces sensations que Nolan ressent. Cette chaleur qui semble l’habiter au fur et à mesure que son souffle se fait erratique. Un peu comme le tient que tu as du mal à retrouver. Parce que c’est si étonnant et bizarre. Même si tu sais. Bien sûr que tu sais. Mais, savoir ne veux pas dire comprendre. Et tu ne comprends pas. Tu ne comprends rien.

Encore moins lorsque tu le vois se redresser, ombre au-dessus de toi. Tu ne t’attendais pas à ça. Pas ça. Alors que ses mains glissent contre ta peau. Brulantes. Ça te fait frissonner là, dans tout le corps. Là dans le bas de ton ventre. Dieu, tu as froid et chaud en même temps. Mais, le pire. C’est lorsque ses lèvres viennent rencontrer les tiennent. Sursaut t’as les yeux qui s’ouvrent en grands. Fixant le visage du garçon qui t’embrasse. Mais, tu n’y fais pas attention, que c’est un garçon. Tu ne veux pas faire attention, y a sûrement ta conscience qui s’est planquée quelque part. Baiser. Tes mains se lèvent, s’agrippent à ses épaules. Il t’embrasse. Et c’est chaud. Tellement chaud. Et tu ne sais pas trop si tu vas le faire bien. Mais, tu réponds. Bien sûr que oui. Alors que tu fermes les yeux alors que tu te crispes contre son corps, alors que tu essaies de t’approcher encore. Encore plus prêt, encore plus chaud.

Les papillons virevoltent dans ton ventre. Ton corps tremble et tu gémis légèrement à ce contact inconnu. Chaud, un peu humide, peut-être un peu loupé aussi. T’en sais rien. Jamais personne ne t’as embrassé. Mais, tu aimes ça. Vraiment.

Alors, tu te redresses à ton tour, pour entourer son cou de tes bras, pour coller vos corps l’un contre l’autre. Torse contre torse. Qui fait frissonner trop fort. Le chaud dans le ventre. Tes lèvres répondant et s’écrasant contre les siennes. Tes doigts se perdant un peu dans le haut de son dos, dans le bas de sa nuque. Tu veux gémir. Et tu gémis peut-être encore alors que tes lèvres s’éloignent des siennes. Alors que ton front s’égare le long de son épaule. Pour reposer ton visage brûlant contre lui. Une de tes mains glissant à l’aventure dans son dos. Découvrir le bas de ses reins. S’arrêter en haut du pantalon. Glisser un peu dedans avant de repartir ailleurs. Pour découvrir toute cette peau douce et rosée de cicatrices multiples. Ton visage, là appuyé, tu fixes la peau juste sous ton nez. Le souffle égaré dans un ailleurs avant que tu ne te redresses à nouveau. Tes mains glissant le long de son visage. Tes lèvres s’appuyant à nouveau contre les siennes.

Tu te sens un peu perdu, Willie. « J’ai chaud…. » Souffle brûlant qui s’écrase contre les lèvres de Nolan. Tu t’approches encore, t’accroches encore un peu plus. Jusqu’à ce qu’une de tes mains s’égare sur ton propre corps. Appuyant fort là, là où tu as trop chaud, là où le désir se fait le plus fort. Tu halètes. Les joues brûlantes. Tu as besoin de….tu veux que…. Ton regard s’égare sur Nolan, le dévore avant de se fermer. Doigts crispés contre ton jean. Mouvements presque inexistants qui t’envoient pourtant dans un trop loin. Mais tu ne peux pas. Tu ne peux plus. Il faut… Tu ne sais pas ce qu’il faut. Mais, ton corps à chaud, tellement. Tellement. « Oh. » Oh. Oh.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t110-les-gens-sont-comme-des-nuages-willie#1009
avatar
Nolan Darwin
community member ✩ regular citizen

Messages : 296
Crédit : cosmic light


Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Lun 22 Jan - 1:40




“We're going home now.” & Il répond, comment pourrait-il autrement.
Il n'a jamais eu une étreinte pareille. Jamais de toute sa vie, il n'a vécu un moment aussi intense, il en est cer...
Non, il y a eu cette chute, c'était intense, mais pas agréable. Il chasse cette pensée de son esprit, il l'embrasse encore.
Il réfléchit ni à sa mère en bas, ni aux cahiers sur son lit, ni au fait qu'il soit un homme, ni au fait que Willie ne soit un homme, ni à l'heure de l'après-midi, ni à la violence, ni à la douceur, ni aux cicatrices.
Il pense à ses lèvres, il prend conscience de celles ci, sur la bouche de Willie. Il prend conscience du contact, et de son corps qui se redresse bientôt pour venir l'enserrer de ses bras, pour se faire étreindre encore un peu plus fort. Il veut parler, lui dire de pas s'arrêter, il ose pas, par peur de tout casser. Il se contente de garder les yeux fermés et de mourir à petit feu, de sentir son bas ventre se réchauffer toujours un peu plus. Il le sent vouloir découvrir son corps à l'abandon, il le sent ne plus vraiment en pouvoir, parce que ce sont les premiers émois, parce que c'est eux et rien. Et tout aussi. Il a le souffle court lorsque leurs lèvres se séparent, lorsque la main de Willie veut se glisser à l'arrière de son jean, à l'intérieur. Il se mord la lèvre, il l'entend pousser un vague gémissement. Il le voit aussi, sans surprise, passer une main entre ses propre jambe, comme pour se soulager. Nolan jette un regard sur son jean, il y voit une bosse, sans grande surprise. Il se mord la lèvre. Lui aussi a chaud. Lui aussi a vraiment chaud.
Sans vraiment réfléchir, il pense à rendre la pareille. Il attrape la ceinture de Willie, la déboucle, puis tire vaguement son pantalon comme il peut, et sans demander quoique ce soit, vient mettre la main entre ses jambe, dans son pantalon.
Il regrettera peut-être un jour, en attendant, il plonge son regard dans celui de Willie, et sans savoir ce qu'il fait, vient caler une main sur son membre, qu'il touche, frôle d'abord, avant de le prendre, peut-être pour le soulager.
Et, sans grande surprise, ça pourrait continuer longtemps.
Ca pourrait, mais à la porte un bruit se fait entendre car évidemment, sa vie n'est qu'une vaste arnaque, un immense merdier qui ne cesse d'empirer à chaque jour qui passe.

Il retire sa main du sexe de Willie.
C'est sa mère, qui toque à la porte, et on l'entend demander :
" Nolan ? Je peux entrer ?" Il balance : " NON ! On taffe !" Sa voix ne tremble pas, mais il n'a pas l'habitude de mentir. Un silence se faire entendre de l'autre côté de la pièce. Il déglutit. " Je vais faire des courses pour ce soir, tu as besoin de quelque chose ?" " Non ça ira merci !" Elle reste devant la porte, puis, sans rien ajouter elle s'en va.
Il bande encore.
Il veut, vraiment, mourir.
Il y a de l'énergie pure à l'intérieur de sa chambre.


_________________

C'est moi le scandale, fatal, désigné. C'est moi ta morale, miss à mal, écrasée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Willie McBride
passenger ✩ stay a little more

Messages : 198
Crédit : les roses noires


Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Mar 23 Jan - 19:15

C’est impossible. Tu ne comprends pas. Toutes ces choses qui se glissent dans ton corps. Multiples papillons qui se dessinent dans ton ventre et sur ta peau. Sur tes lèvres et sous ses mains à lui. Nolan. T’as le corps en ébullition et tu te perds complètement. Souffle trop court. Corps tendu. C’est fou. Tu n’aurais jamais pu croire que ce serait… C’est la première fois et, même dans les rêves, dans les fantasmes. Jamais tu n’aurais pu croire que ce serait si chaud ? Si bon ? Parce que ça l’est n’est-ce pas.

Corps tremblant. Les yeux se ferment, les lèvres se mordent. Et ta main appuie. Fort. Parce que ça fait du bien. Parce que ça donne chaud, là, dans tout le corps. Mais, tu ne t’attendais pas à ça. Tu ne pensais pas que… Les yeux s’ouvrent en grand, le corps se tend alors que tu manques de laisser un cri glisser entre tes lèvres. Mon Dieu, la main brûlante est posée sur ton sexe et c’est trop. Vraiment trop trop. T’as le regard qui se brouille alors que tu continues de fixer Nolan, tremblant. Oh. Oh. Tu veux, tu…Et ton bassin commence doucement à se mouvoir contre cette main trop chaude, tentante. Tes doigts crispés contre les épaules du garçon, gémissement sur tes lèvres…

Et sursaut. Si violent. Que le cœur rate des battements, que le corps manque de tomber en s’éloignant. Que le froid glisse sur ta peau et que les frissons qui te prennent ne sont plus de plaisir. Tu n’entends même pas Nolan répondre à sa mère derrière la porte. Tu te dis juste qu’il faudrait te rhabiller. Au cas où. Tu te dis que… Tu ne comprends pas en fait. Ça t’explose au visage. Comme une gifle. Les joues deviennent brûlantes, le corps devient tremblant. Qu’êtes-vous en train de faire ? Que se passe-t-il ? Tu as peur. Vraiment. C’est soudain. Mais…c’est un garçon. Nolan. Et vous étiez en train de… en train de…. Tu n’entends même pas les pas s’éloigner. Non. Tu es prostré, même mortifié de ce qu’il vient de se passer. Tu ne sais pas quoi faire. Si tu dois bouger, si… parce que y a ton corps encore tremblant. Ton sexe encore bandé. Et, tu as encore à la fois si chaud et si froid.

Doucement, tu relèves un peu le regard. Alors que tu es à genoux, là, un peu plus loin. Parce que tu as eu si peur que tu as comme sauté à l’autre bout du lit. Que fais Nolan. Que pense Nolan. Tu es perdu. Tes yeux tombent sur sa peau nue. Sur son jean tendu. Comme le tient. Et ça te fais rougir encore plus. Tu voudrais fuir. Fuir. Fuir. Mais, vous n’avez même pas commencé le devoir. Vous… Tu sursautes encore un peu. Tes doigts se torturant les uns contre les autres. « Est….euuh…. » Tes jambes se resserrent l’une contre l’autre, comme pour cacher. Alors que tu sais bien qu’il sait. Oui. Il a touché. Et tes joues se teintent un peu plus. Tu voudrais être une souris pour te cacher.

Et pourtant. Doucement… Doucement y a ta main qui glisse là, vers celle de Nolan. Juste pour frôler ses doigts. Juste pour glisser ta paume contre la sienne. Avant qu’à nouveau, peut-être, lorsque ta peau frôle la sienne, tu te rendes compte de ce qu’il se passe. Anormalité. Tu sursautes fortement, au point de bousculer un peu Nolan. Au point de t’éloigner encore un peu. Et c’est sûrement par réflexe, que tu te baisses pour attraper le livre d’histoire. Pour l’ouvrir, pour lire. Ta voix résonnant à nouveau dans la chambre alors que tu lis l’introduction. Comme si de rien n’était. Comme si tout ça n’avait pas eu lieu. Et pourtant. Willie. T’as encore ta peau découverte et le corps rougit de plaisir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t110-les-gens-sont-comme-des-nuages-willie#1009
avatar
Nolan Darwin
community member ✩ regular citizen

Messages : 296
Crédit : cosmic light


Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Jeu 25 Jan - 0:15




“We're going home now.” & Il est maudit, il voit pas d'autres explications. C'est pas.
Possible autrement.
Pour une fois dans sa vie que ça allait, qu'il pouvait faire ce qu'il voulait vraiment, avec quelqu'un qui l'attirait vraiment et qui par miracle n'était pas dégoûté par son corps androgyne, pour une fois qu'il avait l'occasion de sortir un peu de son quotidien.
Pour une fois que les choses avaient un sens, une portée, une envie, c'est totalement foutu en l'air par sa connasse de mère.
Il a envie de hurler, de taper de toutes ses forces dans le premier truc qu'il aura sous la main. Il a envie de hurler, il a envie de hurler si fort, il s'en veut, il bande encore, ça l'énerve, tout l'énerve. Même cette main qui vient se glisser contre la sienne, naïvement, comme si elle pouvait réparer l'erreur qui ne vient pourtant pas de lui. Il a envie de lui tordre les phalanges, de lui faire ravaler ses bons sentiments. De lui dire qu'il s'en fout de sa main contre la sienne, qu'il a pas envie de douceur, là tout de suite.
Mais il dit rien, il garde tout pour lui, comme d'habitude, ça servirait à rien.
Il se sent con avec ses cicatrices partout sur le corps, il se sent encore plus con lorsque Willie sursaute, qu'il reprend un livre et qu'il se met à lire à voix haute.
C'en est trop. Un peu trop sans doute. Nolan se lève, exaspéré Il récupère le tee shirt de Willie qu'il lui lance à la figure, puis le sien, pour cacher son corps désastreux.
Et puis, il vient ouvrir la fenêtre, et s'y appuie, pour respirer, pour reprendre son souffle, pour essayer d'oublier ou de raviver.
Pour se sentir moins con aussi (qui aurait pu croire que ça fonctionnerait entre deux mecs).
Dieu qu'il a envie de sauter.
A cette hauteur il se péterait juste le tibia, il endetterait encore plus ses parents, joie.


_________________

C'est moi le scandale, fatal, désigné. C'est moi ta morale, miss à mal, écrasée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Willie McBride
passenger ✩ stay a little more

Messages : 198
Crédit : les roses noires


Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Dim 28 Jan - 11:17

Et peut-être que tu t’attendais pas à ça. Peut-être que tu ne pensais que ça arriverait. Qu’il se passerait tout ça. Que… Trop de peut-être. Trop de questions. Tu te sens totalement perdu. Et c’est sûrement pour ça que tu lis ce livre qui ne sert à rien. C’est pour ça que tu fais comme si rien ne s’était passé. Mais… mais y a ce t-shirt, ton t-shirt, qui vient fouetter ton visage. Là, comme une claque ou une gifle. Sursaut violent. Tu restes interdit. Les yeux étonnés, le corps tendu. Alors que le tissu retombe mollement le long de tes cuisses. De ce ventre encore chaud et qui pourtant, peu à peu revient à se reposer. Parce que y a plus rien. De cette douce et brûlante ambiance qui vous a animé. Parce que les papillons se sont envolés. Peut-être par la fenêtre maintenant ouverte.

Tu fixes le t-shirt. Le livre. T’as envie de te lever. De le frapper. Pourtant, Willie, tu ne frappes pas les gens. Jamais. Mais là. Tu veux juste lui hurler dessus à quel point tu le hais. À quel point tu le détestes. Rapidement, tu enfiles le vêtement, corps tremblant, cœur martelant. Tu ne comprends plus rien. Encore moins qu’avant. Encore moins maintenant. Tu as si mal. Tu es si en colère. Contre lui. Contre toi. Tu voudrais presque en pleurer. De frustration. D’incompréhensions. Tu ne sais pas quoi faire. Maintenant qu’il n’y a plus rien.

Le livre vient tomber au sol quand tu te relèves. Quand tu continues à le regarder. Souvenirs si loin et pourtant si proches des mains chaudes contre ta peau. Tu as peur. Peur de ce que tout cela signifie. Parce qu’en même temps que le t-shirt, Nolan t’as tout envoyé en pleine tronche. Tout ce qu’il vient de se passer. Tu veux fuir. Fuir loin d’ici. Ne plus jamais le revoir. Quitte à faire le devoir seul. Ne plus le croiser ne plus lui parler. Tu le hais. Tu le hais. Tu le hais. Mains qui tremblent, tu enfiles ta chemise, la reborde dans ton pantalon. Puis ta veste. Puis ton sac que tu glisses à l’épaule. S’en aller. Partir. Ne plus revenir. Pourtant, tu restes là, un peu comme un con. À fixer le dos de Nolan. Le corps entre deux. L’esprit qui veut fuir. Le cœur qui veut continuer à découvrir tout ça. Si intense. Bien plus que les rêves incertains. Encore un sursaut. Encore des doutes. Encore des peurs.

Tu te retournes finalement rapidement. Ouvrir la porte. Et partir. Partir. Tu as mal. Tu es toujours coléreux. Tu veux toujours lui hurler au visage. Parce que c’est sa faute à lui. LUI. LUI. Non. Non. Tu sais que ce n’est pas vrai. Tu sais que c’est toi qui as commencé. Mais il a demandé. Il a voulu. La main se crispe sur la bretelle de ton sac. Fuir. Fuir. Fuir. La porte s’ouvre.
« J’te déteste ! » Murmure incertain qu’il entende. Tu claques la porte derrière toi. Sanglot dans la gorge. Fuir. Fuir. Fuir. Parce que t’as peur de tout ce que ça veut dire. T’as peur que…t’es pas pédé. Non. Tu l’es pas. Tu l’es pas ! Et les pas descendent l’escalier. Et un pas manque une marche. Parce que tu penses trop. Parce que tu as trop peur. Les mains tremblantes. Bruit sourd du corps qui chute, presque. Tu te rattrapes, jures, te redresses et au pas de course passe enfin cette putain de porte d’entrée. Sanglot entre les lèvres.

Fuir. Fuir. Fuir. Tu ne comprends plus rien. Tu ne veux pas comprendre. C’est impossible. Impossible. Tu…tu as si peur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://blackwood.forumactif.com/t110-les-gens-sont-comme-des-nuages-willie#1009
avatar
Nolan Darwin
community member ✩ regular citizen

Messages : 296
Crédit : cosmic light


Occupation : lycéen putain
Réputation : Le gosse qu'on a cru mort pendant 12 petites heures, qui a eu ce terrible accident. Le gosse dont on ne sait jamais s'il s'agit vraiment d'un mec ou d'une fille.

MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   Mar 30 Jan - 10:21




“We're going home now.” & Nolan est paumé, pour changer. Il sait pas quoi faire, ni quoi dire, il est démuni, alors il reste prostré avec ses émotions qui risquent d'imploser à tout moment, dans sa chambre, au creux de son corps. Putain il sait juste pas quoi faire, et il sent la haine que lui voue Willie à l'autre bout de la chambre. Il l'entend lorsqu'il s'arrête de lire, lorsqu'il remet son tee-shirt. Il le sent sans même le voir. Il voudrait sauter de sa fenêtre juste pour échapper à cette tension, à cette énergie violence qui se déferle derrière lui. Il ferme les yeux, serre les dents, comme si ça allait disparaitre.
Il a oublié ce qu'il s'était passé, il a oublié pourquoi ils en étaient là. Il a tout oublié autour de lui, il reste dans son monde, et en fermant les yeux ça va presque marcher, il en est certain. Il a le souffle court. Il respire mal.
Il entend du mouvement derrière lui. Le bouquin qui atterrit dans le sac, le sac qui finit sur une épaule, et puis Willie qui se lève. Willie, c'est un joli nom, ça tourne. Ca tourne dans sa bouche. Silencieusement, il laisse ses lèvres prononcer le nom. Willie, oui ça tourne ça aucun doute.
"J'te déteste !" Ah. Bon. Bah très bien. Et la porte se claque derrière lui, et il l'entend se vautrer dans les escaliers, ce qui le fait sourire. C'est purement physique, c'est le corps qui cherche un moyen d'impacter autrement les émotions. Il attend un peu, la porte de la maison est claquée.
La chambre de Nolan donne sur l'allée. Il voit Willie prendre son vélo, il le voit s'élancer à toute allure.
Nolan observe. Il a envie de gueuler un truc, genre t'inquiète moi aussi j'peux pas t'blairer, mais ce serait faux.
Il le connait pas Willie, mais il l'aime bien, déjà son nom est cool, en plus ils se sont embrassés, ça veut dire qu'ils s'aiment bien. Il fronce les sourcils, puis lentement, il vient s'étaler sur le lit. Et il repense à ses lèvres, à sa nuque, à la violence et à la douceur. Il prend un oreiller et le presse de toutes ses forces contre son visage. Il rit, parce qu'ils sont très cons, et il pleure aussi, parce qu'ils sont très cons.
Qu'est-ce qu'ils pouvaient attendre.


_________________

C'est moi le scandale, fatal, désigné. C'est moi ta morale, miss à mal, écrasée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
 
My nightmare is always the same... I scream, and there's nothing coming out. - Willie [terminé]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Général Skandor Akbar décédés et décés de NightMare Ted Allen
» SCREAM - Elysians [Terminé]
» Scream 4
» Scream MoviZ
» Wolves scream

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Moonage Daydream :: ✩ BLACKWOOD, WISCONSIN ✩ :: Southern Suburbs :: Pavillons-
Sauter vers: