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 Reunion in jail (Boyd, Robin, Elio)

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Boyd Desmond
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Crédit : Lux Aeterna + Gentleheart


Occupation : Shérif parachuté en sept. 1984, après le décès du patriarche Hewitt. Ex-officier de police à Detroit, sensible aux affaires de racisme et de drogue.
Réputation : Grâce à un travail sérieux, beaucoup de diplomatie et de gros efforts pour s’intégrer, le shérif commence à gagner le respect et la confiance des habitants. Boyd reste néanmoins un étranger de passage qui n’a aucun ami à Blackwood.

MessageSujet: Reunion in jail (Boyd, Robin, Elio)   Mar 2 Jan - 7:12

+ Reunion in jail +



Début décembre 1984. L’enquête sur le trafic de drogues au lycée de Blackwood High occupait une bonne partie des ressources du modeste commissariat. Le sujet tenait particulièrement à cœur au nouveau shérif, si bien qu’il restait frustré malgré les interpellations de la veille. Même un bon repas restait décevant si les portions ne suffisaient pas à combler la satiété.

Boyd avait quand même une raison valable de tirer sa tronche des mauvais jours : la paperasse liée à cette affaire s’empilait sur son bureau comme un mille-feuilles géant et indigeste. C’est pourquoi il éprouva un franc soulagement lorsque le téléphone sonna pour lui octroyer une pause. Le gros bouton rouge clignotant sur la base signalait l’origine interne de l’appel. Lucy. En ce moment des plus rasoirs, l’adorable standardiste qui siégeait à l’abri d’épaisses parois vitrées était devenue l’héroïne de sa misérable existence de flic. Savourant cet interlude avec la gourmandise d’un gamin léchant une glace au chocolat, Boyd respirait profondément de plaisir, attendant quatre sonneries avant de décrocher enfin le combiné.

« Shérif Desmond ? C’est Lucy à l’appareil.
- C’est toujours une joie d’entendre ta voix, chère Lucy. Qu’y a-t-il ?
- Mademoiselle Robin Amery est ici. Elle souhaite parler à son frère Elio Amery qui est actuellement enfermé dans la cellule numéro 5. Vous vous rappelez, l’employé du cimetière qui a été arrêté hier dans le cadre de l’enquête sur le trafic de drogues au lycée de Blackwood High ?
- Oui Lucy, je m’en souviens parfaitement. Tu as bien fait de m’avertir. Dis-lui que j’arrive tout de suite pour m’occuper d’elle.
- Très bien, shérif Desmond, je vais dire à mademoiselle Robin Amery que vous arrivez dans un instant. »

Boyd secoua la tête en raccrochant le combiné. Lucy s’exprimait toujours avec moult détails et il ne se lassait pas d’en rire. Sans méchanceté ni dénigrement, car il appréciait beaucoup cette employée serviable et efficace. Sans elle, le petit commissariat de Blackwood perdrait la meilleure part de son originalité.

Sans prendre le soin de ranger les dossiers en suspens sur son bureau, il saisit un double des clés ouvrant les cellules et quitta la pièce. Si Andrea passait par là – elle ne se gênait pas pour entrer sans permission dans le bureau ayant appartenu à son père – elle ne manquerait pas de lui reprocher sa négligence au moyen de paroles acerbes.

Cette pensée le quitta dès qu’il aperçut la trentenaire qui patientait devant le couloir d’accès aux cellules. Boyd avait oublié son nom, mais il reconnaissait cette femme. Comme lui, elle avait un peu vieilli tout en conservant les traits caractéristiques de sa jeunesse. L’erreur était impossible.

Huit ans plus tôt, à Detroit, il était intervenu sur une affaire de violence conjugale. L’homme était un drogué qui avait fini en taule après la découverte de dope dans son appartement. Sa compagne du moment, terrifiée mais clean, ne lui avait rien révélé sur le trafic de son petit ami. Boyd avait pourtant promis de la tenir à l’écart si elle se confiait, et avait même laissé son numéro à la jeune femme pour lui laisser le temps de changer d’avis. Néanmoins, comme la plupart des victimes dans ce genre de situation, elle avait persisté dans son silence. Une attitude qui avait un peu déçu Boyd, sentiment largement contrebalancé par sa compréhension et sa compassion.

Ils se revoyaient pour la première fois depuis toutes ces années. À Blackwood. Le monde paraît petit dans ces cas-là. D’autant qu’elle était encore mêlée à une affaire de drogue, maintenant à cause de son frère. Certaines personnes ont vraiment un don inné pour se mettre dans la panade. Un peu comme le natif de Detroit avec sa poisse légendaire.

« Mademoiselle Robin Amery ? Je suis le shérif Boyd Desmond. Vous vous souvenez de moi ? Detroit, 1976 il me semble. Vous aviez un compagnon violent qui touchait à la drogue. »

(HRP) Ordre de passage:
 

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“Death wasn't a movie where the pretty star faded away with a touch of pale makeup and every hair in place.”
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MessageSujet: Re: Reunion in jail (Boyd, Robin, Elio)   Mar 2 Jan - 14:13

boyd, elio & robin
this seems like a deja vu, but not the good kind
Sur le canapé, je suis installé au chaud enrobé dans une douillette, café en main. À la télé passe des dessins animés, mais j’ai trop la flemme de me lever pour aller changer de chaîne. De toute façon, j’aime bien regarder ce genre de choses. Déjà mieux que les mauvaises nouvelles du jour. Puis, le téléphone de la maison se met à sonner. Je lève la tête, hésitante à me bouger pour aller répondre. Bah quoi ? Il fait froid… Apparemment, personne ne se pousse pour répondre. Roh ! Toujours la doudou autour de mes épaules, je dépose mon café sur la table de salon et me lève enfin pour répondre. Mes sourcils se froncent lorsque la dame me dit qu'elle est du poste de police. Wait, what ? Mon frère. Trafic. Drogue. Lycée. « Il a fait quoi ?! » Je m’exclame, frustrée. « Merci beaucoup. Je suis dans une trentaine de minute. » Je raccroche et lâche un soupir, tout en restant planté devant le combiné quelques secondes. Honnêtement, je m’attendais à mieux de la part de mon frère. Je ne suis peut-être pas la mieux placée pour parler, ce n’est pas comme si je traînais avec les gens les plus sages sur terre, mais quand même. Le trafic de drogue ? Il est sérieux. Bon bah, mon matin n’est plus aussi tranquille que je l’espérais. Urgh.

« Bonjour, je suis Robin Amery. Je suis là pour Elio Amery, je suis sa sœur. » dis-je à la dame qui se tenait à l’accueil de commissariat. Lorsqu’elle cherche dans son ordi, je me permets de regarder autour. L’endroit n’a pas du tout changer après toutes ces années. Parce que non, malheureusement, ce n’est pas la première fois que j’y mets les pieds. La dernière fois, ça devait être pour venir récupérer mon père qui devait dégriser après s’être fait prendre pour conduite en état d’ébriété. Ah, le bon vieux temps… Maintenant que ce dernier n’était plus là, fallait bien un de ses gosses pour prendre sa place. « Madame ? » Elle me sort de mes pensées, je la regarde à nouveau. « Shérif Desmond sera avec vous dans un instant. Vous pouvez vous asseoir en attendant. » Ouais, non. Je n’ai pas envie de m’asseoir. En ce moment, je dois vous avouer que je stress un peu. Mon frère s’est tout de même fait prendre dans un trafic de drogue et d’après mon expérience, on ne s’en sort pas si facilement. Je porte ma main droite à ma bouche pour me ronger les ongles, une mauvaise habitude réservée spécialement pour ces moments d’inquiétude. Puis, j’entends le bruit d’une porte s’ouvrir, je me tourne pour voir si ce n’est pas mon frère. Nope. À la place, il s’agit d’un homme, vêtu de l’uniforme de shérif, avec un visage familier. Pendant un instant, je tente d’y mettre un nom. Il semble avoir mon âge, on allait peut-être au même lycée. Mais avant que je puisse trouver moi-même il répond à mes questions. « Mademoiselle Robin Amery ? Je suis le shérif Boyd Desmond. Vous vous souvenez de moi ? Detroit, 1976 il me semble. Vous aviez un compagnon violent qui touchait à la drogue. » Ah merde… Je fige un moment, me contentant tout simplement de le regarder. De mauvais souvenirs me vient à l’esprit, de cette nuit de 1976. Je me rappelle aussi n’avoir jamais rappelé le policier pour lui donner les informations qu’il voulait sur mon « compagnon ». Sincèrement, je n’ai pas vraiment envie de parler de tout ça, certainement pas ici. Mon passé à Détroit est derrière moi et je ne préfère que mes proches ne soient pas au courant. « Je veux voir mon frère. » dis-je tout simplement, sans répondre à sa question, changeant le sujet tout de suite. Mais oui, je me souviens, malheureusement. « Est-ce possible que ce soit une erreur et qu’il soit faussement accusé ? » Après tout, il se peut qu’il ne soit qu’un simple suspect. Du moins, je l’espère. Pour lui et pour moi. J’ai déjà assez de problèmes à régler comme ça. « Je sais que ça n’excuse rien, mais on vient de perdre notre père et mon frère… était proche de lui. » Je tente la compassion, chose que j’ai déjà fait auparavant pour sauver le cul d’un ex. Je doute que ça marche pour un trafic, mais bon. Qui ne tente rien, n’a rien. « C'est une période difficile. »
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Boyd Desmond
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Occupation : Shérif parachuté en sept. 1984, après le décès du patriarche Hewitt. Ex-officier de police à Detroit, sensible aux affaires de racisme et de drogue.
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MessageSujet: Re: Reunion in jail (Boyd, Robin, Elio)   Mer 3 Jan - 7:44

Robin Amery ignora complètement la question du shérif. Soit elle ne se souvenait de rien et brillait par son impolitesse, soit elle se rappelait et ne souhaitait pas aborder le sujet. Boyd ne jugea pas nécessaire d’insister, surtout pour des événements remontant à huit ans. Au moins, cette femme ne hurlait pas comme un cochon qu’on égorge pour qu’on lui rende son frère immédiatement. Pas plus qu’elle ne vociférait de menaces chargées d’insanités à faire saigner les plus chastes oreilles. Comparé à Detroit, le commissariat de Blackwood ressemblait davantage à un club de vacances pour flics retraités.

Quoi qu’il en soit, elle en vint directement au motif de sa présence : son frère Elio. « Comprenez que je ne peux rien révéler de l’enquête, mademoiselle Amery. Mais nous n’arrêtons jamais les gens sans éléments à charge. » Boyd avait vaguement entendu qu’Elio venait de perdre son paternel, mais ce renseignement lui était sorti de la tête. Première raison : la tête du trentenaire fuyait comme un panier percé, lâchant parfois des informations cruciales comme les cailloux du Petit Poucet. Deuxième raison : le trafiquant avait un dossier long comme le bras qui s’étirait sur plusieurs années, bien avant que le vieux Amery casse sa pipe. Troisième raison : Boyd avait perdu sa femme, et savait combien la perte d’un être cher pouvait bouleverser une personne. Lui-même avait sombré dans la boisson et failli tuer un innocent. Raison de compatir… mais aussi de garder à l’ombre un individu capable du pire.

« Je vous présente mes condoléances pour votre père, et je compatis sincèrement à la douleur qui affecte votre famille. Le problème, c’est qu’Elio est un multirécidiviste qui trempait dans ce genre d’affaires bien avant la mort de son père. Mais le juge en tiendra sûrement compte si l’affaire va jusqu’au tribunal. » Boyd laissa son interlocutrice sur cette parole afin qu’elle mesure la gravité de la situation. Choisissant la bonne clé dans le trousseau qu’il avait gardé en main depuis son bureau, il la glissa dans la serrure avant de la tourner. Le claquement du verrou sonnait pour les détenus comme une libération. Il s’arrêta toutefois avant d’ouvrir la porte en acier épais, tournant la tête en direction de Robin pour la fixer d’un air résolu.

« Avant d’y aller, laissez-moi vous dire une dernière chose : j’espère que votre frère tient à vous autant que vous semblez tenir à lui. Vous êtes sa sœur ainée, alors si par bonheur vous avez une quelconque influence sur Elio, c’est le moment de l’exercer. Il s’obstine à nier toute implication au lieu de coopérer, et ça pourrait lui coûter très cher. Car je peux vous garantir une chose : je ne lâcherai pas cette affaire tant qu’elle ne sera pas bouclée. Mon job, c’est protéger Blackwood de ces saloperies de drogues. Les gosses du lycée encore plus que les autres. Tous les parents et mes agents sont derrière moi. » À travers le ton ferme de sa voix autant que son regard dur, la détermination du shérif ne laissait aucune place au doute. Un doberman serrant le mollet d’un intrus ne se montrerait pas moins conciliant.

« Maintenant, suivez-moi je vous prie. » Le shérif poussa la lourde plaque métallique qui séparait les cellules du reste du commissariat. Un grincement sinistre retentit, rappelant à Boyd qu’il fallait absolument dégripper cette foutue porte. Bordel, on n’était pas dans un film d’horreur à mille dollars de budget ! Du genre qui passe seulement sur le câble après 23h, où cas où d’authentiques cinéphiles tombent sur ces déchets du septième art. Bien entendu, comme toujours, il oublierait ce vœu pieux dans la minute. Un mystère qui s’ajoutait aux nombreuses étrangetés de Blackwood.

Tout en exigeant le silence d’une voix forte et autoritaire pour calmer les premières voix lui suppliant un milkshake, le résultat des courses hippiques, une cigarette, une libération immédiate, un magazine de charme ou un avocat (pas les trucs verts qui se mangent), le policier guida Robin jusqu’à la cellule numéro 5 où son frère était retenu depuis la veille.

Les cellules reflétaient l’état général du commissariat : modestes, vétustes bien que décemment entretenues, les taulards disposaient d’un confort minimal mais suffisant pour les courtes durées. Il n’y avait pas de caméra de surveillance, d’où la présence obligatoire d’un agent pendant les visites, au cours desquelles les portes à barreaux restaient closes. Ainsi, la prison de Blackwood servait uniquement de lieu de détention provisoire, en attendant un transfert à Durand pour les peines plus sévères.

« Monsieur Amery, vous avez une visite de votre sœur. Écoutez-la bien et rappelez-vous à quel point il est précieux d’avoir quelqu’un qui veille sur soi. Après ce qu’elle a traversé, il faut quand même être sacrément égoïste pour tremper dans le trafic de drogues. » Un fond de rage dans la voix, Boyd faisait référence à l’affaire de Detroit sans savoir si le frère en avait jamais entendu parler. Mais il en voulait d’autant plus à Elio d’agir avec un tel nombrilisme.

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