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 run boy run (willie)

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Felix Callahan
newcomer ✩ stranger in town

Messages : 87
Crédit : dandelion.
Occupation : lycéen à la concentration sur le déclin, pianiste au road inn lorsque le coeur s'y prête.
Réputation : missing, l'enfant disparu, les fugues à répétition, le môme callahan qui ferait mieux de moins emmerder son père, aux yeux des adultes. au lycée, felix c'est surtout l'insolence qui fait marrer en cours, la belle gueule sur laquelle on se retourne, auréolé d'un mystère que l'on peine à percer. il attire autant qu'il dérange, mais tout le monde semble avoir un avis à son sujet.

MessageSujet: run boy run (willie)   Sam 16 Déc - 22:14








Il attend que la nuit tombe, s'installe bien sur la ville. L'oeil dardé sur la fenêtre, bras croisés sur le bureau, il y a longtemps qu'il a lâché le devoir de mathématiques sur lequel il est supposé se creuser les méninges. Il n'y arrive pas, Felix, à se concentrer. Dans sa tête, y'a juste la crainte d'entendre la sonnette tinter, résonner dans toute la maison. De capter le claquement précipité des pas de Nora sur le plancher, comme lorsque l'une de ses copines débarque. Et de savoir, au fond de lui-même, quelle sera la voix qui s'invitera chez lui, s'insinuant le long des murs depuis l'entrée, pour venir perforer ses tympans. C'est l'appréhension qui lui tord les tripes depuis la veille. Depuis qu'en rentrant enfin chez lui après avoir tardé en ville, en compagnie de cette fille au bras de laquelle il s'est pointé au bal de Noël, c'est sur elle qu'il est tombé. Sheila. Y'a un frisson qui martèle violemment son échine et la crainte viscérale qui s'éveille à sa simple évocation. A croire que sa présence a fini par vraiment lui foutre les jetons, au Callahan, pour qu'il tourne les talons en apercevant sa silhouette près de celle de Nora, hier. Il aurait probablement tué cette dernière, si ses pieds n'avaient pas machinalement fait demi-tour. La honte. Putain, il se maudit encore intérieurement pour avoir carrément pris la porte en la voyant. Littéralement. Ouais, parce qu'en reculant un peu précipitemment, il se l'est mangée en pleine tempe. Ses doigts trouvent machinalement la bosse qui s'est formée sur son crâne, appuient un peu plus fermement avant de se retirer lorsque la douleur s'éveille à nouveau.

Et ça sonne. Inévitablement. S'il sait pas que c'est pas Sheila, qu'il a oublié qu'un ami de son père devait venir prendre l'apéritif avec lui, y'a tous ses sens qui se mettent en état d'alerte. Il est plus rationnel du tout, le garçon, alors qu'il se lève brutalement de sa chaise, le coeur battant à tout rompre. Pourquoi. Pourquoi elle vient carrément chez lui, maintenant, alors que c'est plutôt clair qu'il a pas envie de la voir. Qu'il peut pas la voir. Un regard jeté au caleçon trop large à pois rouges dans lequel il se trouve, à son t-shirt genesis qu'il s'obstine à porter même s'il est complètement délavé et qu'on distingue plus qu'à moitié les écritures. Il enfile un jean, chope la vieille paire de converses qui traîne sous son lit et les chausse au plus vite. S'glisse dans sa veste en cuir et ouvre la fenêtre sans réfléchir au froid qui s'invite. Il le ressent presque pas, Felix, à en oublier que l'hiver mord déjà ses joues qui rougissent à vue d'oeil. Les gestes s'enchaînent, mécaniquement, gouttière, cran dans la façade, bord de fenêtre, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il ne perde l'équilibre dans la précipitation et se casse la gueule dans les buissons qui bordent la maison. Un grognement lui échappe alors qu'il secoue ses mains éraflées, qu'il jette un oeil suspicieux au perron sur lequel la porte vient de se refermer. Y'a plus personne. L'ennemie est à l'intérieur. On l'croirait en mission commando alors qu'il court, pratiquement ventre à terre, vers la ruelle, en fuyant la lueur des lampadaires. Il jure, il arrête pas, à mi-voix. Le regard porté vers l'arrière, à guetter les silhouettes qui apparaissent derrière les rideaux du salon, à plisser les yeux en tâchant de reconnaître celle qu'il songe avoir envahi les lieux.

Et d'un coup, c'est la collision. A trop surveiller ses arrières, il l'a pas vu venir, le type qu'il percute de plein fouet, à se casser la gueule dans son élan en l'emportant avec lui. « Merde mais c'est qu-... » Il tend ses bras en avant, mais déjà ses coudes percutent le sol dans une douleur qui vrille jusqu'à ses épaules. Sonné, il lui faut deux secondes pour se redresser, un peu plus précipitemment encore lorsqu'il percute quel est le mec sur lequel il vient de se vautrer. Le voisin d'en face. Le mec avec qui son père veut absolument qu'il sympathise. « Qu'est-ce-que tu fous là ? » Il grogne, avant de jeter un nouveau coup d'oeil au-dessus de son épaule, pour finalement reposer son regard sur le dénommé Willie.

(c) DΛNDELION

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he wonders if it will always be like this, the small twist in the base of his throat, the pain of swallowing “I’m fine” and “I like being alone.” he's told them that he's waiting, until he can anchor himself to the earth again, until he can learn the map of his own heart again.


Dernière édition par Felix Callahan le Dim 28 Jan - 20:19, édité 1 fois
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Willie McBride
passenger ✩ stay a little more

Messages : 198
Crédit : les roses noires


Occupation : Lycéen, c'est une occupation qui peu parfois prendre bien du temps.
Réputation : Toi, t'es le genre trop solitaire. Celui qu'on ne comprend pas. Celui qu'on chahute juste pour rire. Parce qu'il lit plus qu'il ne fait de sport. Parce qu'il ne s’intéresse pas aux fêtes et sûrement à rien d'autre de "normal" non plus. Parce qu'il a de trop bonnes notes, l'intello.

MessageSujet: Re: run boy run (willie)   Jeu 28 Déc - 10:57

Tu ne sais pas. Non, vraiment pas ce qu’il s’est passé. Ce qui est arrivé pour que ça se finisse comme ça. Parce que ça aurait dû être une soirée comme une autre. Celle où on rentre des cours, celle où on bosse les devoirs. Oué quelque chose comme cela. Et pourtant. Pourtant, quelque part. Quelque chose avait déraillé. Quelque chose s’était passé. Et, tu t’étais retrouvé face au regard scrutateur de ton père. Là, à la porte de la chambre, de ta chambre. Peut-être avait-il eu vent de cette histoire au lycée ? Peut-être avait-il eu vent de cet interrogatoire inutile pour savoir si tu prenais de l’herbe. Ridicule. « Quoi ?! » Et, tu ne sais pas si c’est le ton de ta voix. Si c’est ta façon de faire. Si c’était toi tout court. Mais, quelque chose avait sauté et les voix s’étaient mises à s’élever. Le paternel te reprochant bien des choses. Inutiles. Et toi essayant tant bien que mal de te défendre. De lui dire.

Mais, rien. Et tu te demandais pourquoi. Ou quand. Oui, depuis quand vous n’aviez plus aucun moyen de communiquer. Depuis quand plus aucun courant ne passait entre vous. Depuis quand les insultes sortant de ta bouche se faisaient si violentes. Tu le détestais si fort. Tu le détestais tellement. Et pourtant… Pourtant… « Tu me fais chier ! Merde merde ! » Et la porte de ta chambre claque et tes mains attrapes tes chaussures. Pour filer d’ici. Pour partir. Pour trouver le repos et le calme. Celui auquel tu aspirais tant et que pourtant personne ne voulait te donner. Toi, le garçon si bizarre. Toi, le nouveau venu. Toi, qui n’aimes pas comme les autres. Toi. Toi. Toi. Toi. Les mains tremblent, le souffle s’épuise. Et tu attrapes une veste au hasard avant de dévaler les escaliers en courant. « Willie ! » Ne pas répondre. Ne pas te retourner. Tu ne veux plus le voir. Ne plus l’écouter. Tu as tellement l’impression qu’il essaie de te mettre le monde sur les épaules. Mais, tu n’en es pas capable. Non. Tu ne peux pas porter tout ça. Tu ne veux pas porter tout ça.

L’air claque contre tes joues, il fait un peu frais. Mais, tu n’en as rien à foutre. Tu continues de dévaler les escaliers, le début de la rue. S’en aller. S’en aller. S’en aller. Jusqu’à cette collision. Cette ombre sortie de nulle part qui te bouscule. Cris au fond de ta gorge alors que tu sens ton dos percuter violemment le macadam. Merde. Relever le regard, regarder le con qui vient de te rentrer dedans. Et…le voisin. Le gosse que ton père veut que tu épouses. Enfin, presque. Grognement inéligible, t’as la douleur qui pulse dans le bas de ton dos alors que tu redresses difficilement ta fine carcasse. Les quelques mots de l’autre t’arrivant aux oreilles. T’avais presque envie de l’insulter. Vraiment. Mais, avant même que tu n’ouvres la bouche… « WILLIE ! MERDE REVIENS ICI. WILLIE ! » Sursaut violent, tu te tournes rapidement vers la porte de la maison grande ouverte. « Chier. » Et avant même de vraiment savoir ce que tu fais. Peut-être parce qu’il est sur ton chemin, tu attrapes son poignet, sa main et le tires rapidement à tes côtés. Tes pas se remettant à courir plus loin. L’appel du paternel résonnant une nouvelle fois. Jusqu’à passer les premiers arbres, jusqu’à sentir le souffle devenir trop court. Jusqu’à te rappeler la peau chaude sous ta main. « Putain… »

Le corps s’arrête. La course se stoppe. T’es bien assez loin. Oui, enfin. Loin de toute cette agitation. De toute cette douleur. Tu relèves le regard et…tu te souviens soudainement que tu l’as emporté dans ta course. Main brûlante contre la tienne, tu la lâches rapidement. « Pardon ! » Et heureusement que tu as déjà les joues rougies de ta course. Sinon, elles le seraient devenues. « Merde, désolé…je… » T’as du mal à reprendre ton souffle. Alors tu regardes juste autour de toi. Oui, tu aimes bien cette forêt, c’est peut-être la seule chose que tu aimes ici. « Et, toi, tu faisais quoi ? »
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Felix Callahan
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Occupation : lycéen à la concentration sur le déclin, pianiste au road inn lorsque le coeur s'y prête.
Réputation : missing, l'enfant disparu, les fugues à répétition, le môme callahan qui ferait mieux de moins emmerder son père, aux yeux des adultes. au lycée, felix c'est surtout l'insolence qui fait marrer en cours, la belle gueule sur laquelle on se retourne, auréolé d'un mystère que l'on peine à percer. il attire autant qu'il dérange, mais tout le monde semble avoir un avis à son sujet.

MessageSujet: Re: run boy run (willie)   Dim 28 Jan - 23:12








L'adrénaline s'affole dans ses veines, alors que le palpitant s'écrase par salves contre ses côtes, à lui en cramer la poitrine. Il vire tellement parano, Felix, avec ce qui s'est passé ces derniers temps, qu'à cet instant précis il serait pas très surpris qu'on lui dise que tout ça, c'est inscrit dans le complot de Sheila. Qu'après tout ce qui s'est passé dernièrement, elle aurait bien été capable de foutre ce type là, pour être sûre qu'il s'écrase en essayant de prendre ses jambes à son cou. Il a la prunelle suspicieuse et le sourcil froncé en détaillant celui qu'il reconnaît comme étant le môme des voisins d'en face. Il est sûrement assez agressif quand il s'exprime, qu'il crache les mots comme s'il connaissait déjà la réponse. Y'a des tas de films dans son imagination trop fertile, mais dans toutes les hypothèses qu'il peut se faire sur la présence trop hasardeuse du garçon sur son chemin, il s'attend pas à ça. A cette voix tonitruante qui lacère l'air, lui arrache un geste de recul alors qu'il s'emmêle à moitié les jambes en tâchant de se remettre debout. Son regard effaré tombe finalement sur la silhouette qui se dessine en ombre chinoise devant la porte, et il capte enfin que c'est le père, mais pas le sien. Ouais, impossible que son père hurle comme ça. A y réfléchir deux secondes, il se dit d'ailleurs que le sien n'hausse jamais le ton comme ça, malgré tout. Alors, soit il a pas la voix qui porte assez pour hurler son nom avec autant d'intensité, de conviction, soit il s'en tape, en fait. C'est cette dernière option pour laquelle penche le plus jeune des Callahans, celle qu'il a essayé de mettre en défaut en redoublant d'ingéniosité pour emmerder le paternel depuis des années, sans succès. Pendant quelques fractions de secondes, il est presque hypnotisé, le môme, par la gueulante du McBride à l'égard de son fils. Un peu plus et ça lui en hérisserait l'échine, comme si ça lui était destiné, ça lui arracherait l'ombre d'un sourire impressionné. C'est clairement pas son vieux qui aurait autant de hargne, et là c'est l'agacement qui pointe au creux de ses pupilles, l'énervement, même, qui lui revient. Y'a ses poings qui se serrent, ses phalanges qui s'écorchent un peu plus au contact du bitume encore humide des averses qui s'enchaînent depuis des jours. Le bordel qui s'invite dans son crâne tend à le déconnecter, alors qu'il se met à ruminer contre son père en gardant l'oeil dardé sur celui de Willie. Parce que lui, il s'en fout pas, on dirait. Qu'Edward, par contre, remarquera sûrement rien de son escapade nocturne. Une goutte s'écrase sur son front et il réagit enfin, Felix. La pluie. La pluie qui revient. Et son souffle qui reprend, brusquement. Son poignet qu'on tire, ses doigts qui se retrouvent emprisonnés dans une poigne suffisamment ferme pour qu'il se bouge enfin. Et alors que l'orage s'invite à nouveau dans la pénombre, la course reprend, d'abord un peu maladroite à la suite de l'adolescent, et de plus en plus vive, rapide, à se demander lequel entraîne l'autre, lequel encourage l'autre à poursuivre.

Il l'aime bien, cette brûlure qui embrase ses bronches, lui dévore les poumons. Courir après ses inspirations en sentant la douleur mordre ses muscles, gommant le désastre des pensées. C'est ralentir qui est plus difficile. Il a l'impression de se manger un mur à chaque fois qu'il s'arrête. A en voir quelques étoiles noires danser tout autour de lui. Il va passer une main tremblante dans sa tignasse franchement trempée par la pluie qui s'est intensifiée, mais c'est là qu'il percute. Ses yeux naviguent de son bras qui se prolonge sur celui d'un autre, jusqu'au visage de Willie. « Merde. » Le juron lui échappe dans la surprise alors que les mains se détachent à l'unisson. Merde, ouais. C'est tout ce qu'il trouve à dire, là, tout de suite, quand tout lui revient. Puis, c'est bizarre aussi, parce qu'il a pas tenu la main d'un mec depuis l'époque de la maternelle où ils devaient se mettre en rang deux par deux, et tout le bordel. D'ailleurs, il en profite pour venir fourrager dans ses cheveux désordonnés, comme pour camoufler la gêne qui le saisit soudain. Malgré tout, ses airs nonchalants ne mettent pas longtemps à s'effacer alors que sa respiration continue à faire des siennes, le forçant au silence pour faire taire les plaintes en son poitrail. Au moins, il est loin de chez lui, exactement ce qu'il voulait. Il fait un petit signe à Willie, comme pour justifier de son manque de réponse, parce qu'il galère un peu à parler normalement après le sprint qu'ils viennent de taper. « C'est.. c'est cool... t'inquiète... » C'est tout sauf cool, en réalité, de se retrouver à deux alors qu'il comptait se barrer en solo. Mais l'asphyxie tend à le rendre un minimum poli, au moins pour deux secondes. « Y'a... y'avait quelqu'un que j'voulais pas voir, chez moi.. » Faut croire que l'oxygène manque encore à ses neurones au point de délier sa langue. « Fin', y'a toujours quelqu'un que j'veux pas voir, en fait, mais là pire que d'hab'. Carrément une de plus que les deux habituelles, ça.. ça fait trois personnes de trop, c'pas possible, pouvais pas rester. » Il sait pas si ça a réellement du sens, ce qu'il raconte, mais ça sort tout seul à mesure que sa cage thoracique cesse de s'affoler. « J'préfère encore Gasparo à ce qui peut se passer chez moi, c'pour dire. » C'est les derniers mots qui s'emmêlent, comme s'il les prononçait pour lui-même autant que pour Willie, en faisant le bilan de son départ. Et il finit par reposer son regard dans le sien, réellement, et pas seulement au hasard comme c'est le cas depuis qu'il essaye de retrouver son souffle. Il a presque déjà oublier tout ce qu'il vient de balancer alors que le vent s'élève doucement et lui mord les joues. « Remarque, t'as l'air bien servi aussi. La tempête McBride, hm ? » Il vient de lui balancer pour quelle raison il s'est retrouvé à courir comme un dératé, alors il se permet de le vanner sur son père, ça lui semble de bonne guerre. « C'est à cause de lui, qu'tu t'es retrouvé dehors ? » Et ses lèvres finissent par se sceller, enfin, après ce déluge de paroles qui ne lui ressemble guère. Il bavarde pas trop, le Callahan, encore moins avec les inconnus. Pourtant, à cet instant précis, il n'arrive pas à se taire. Peut-être parce que ses nerfs crépitent encore des vestiges d'une panique qui décline, ou peut-être pour effacer le malaise de cette course main dans la main. Il sait pas trop, mais une chose est certaine, il a quand même envie de savoir pour quelle raison le père McBride s'égosillait aussi fort.

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